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Faits divers – Justice

Un négociant en vin bordelais jugé pour tromperie et falsification

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le patron de la société Sequoia risque un an de prison et 30.000 euros d'amende. Il était jugé ce jeudi au tribunal correctionnel de Bordeaux. Il est soupçonné, entre 2014 et 2017, d'avoir mélangé différents vins et ajouté de l'eau dans certaines bouteilles.

Photo d'illustration. Le négociant a déjà été condamné dans une affaire de trafic de vin en 2016.
Photo d'illustration. Le négociant a déjà été condamné dans une affaire de trafic de vin en 2016. © Maxppp - Jean-François FREY

Bordeaux, France

Un négociant en vin bordelais risque un an de prison et 30.000 euros d'amende. C'est ce qu'a requis ce jeudi la procureure au tribunal correctionnel de Bordeaux. Vincent Lataste était jugé pour tromperie et falsification. Ce n'est pas la première fois qu'il a affaire à la justice : il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis en novembre 2016 pour complicité dans une affaire de trafic de vin du Bordelais (entre 2011 et 2012). 

Dans cette nouvelle affaire, le négociant est soupçonné d'avoir mélangé différents vins et ajouté de l'eau dans certaines bouteilles. Tout démarre lorsqu'un lot conditionné par la société Sequoia de M. Lataste, et expédié en Chine, présente un taux de dioxyde de soufre trop important, selon l'Inao, Institut national de l'origine et de la qualité. La Direccte (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi) vient alors contrôler la société Sequoia en mars 2015.

Le prévenu réfute toutes les accusations

Lors de ce contrôle, les étiquettes ne sont pas conformes à la réalité de ce que contiennent les cuves : "980 hectolitres sont concernés, ce qui correspond à 122.800 bouteilles de vin" explique la Direccte, dont l'enquête a duré deux ans. Deux pratiques potentiellement frauduleuses sont repérées : des inventaires inexacts, ce qui laisse supposer que des vins de différentes appellations auraient été mélangés. Ensuite, le taux d'alcool de certains vins est inférieur à ce qu'il devrait être : de l'eau aurait donc été ajoutée, ce qu'on appelle le "mouillage".

Le négociant nie les faits. Il explique qu'il habite aux Etats-Unis ; c'est son œnologue sur place qui s'occupe de tout, et justement le jour du contrôle elle rentrait de vacances. Elle n'a pas pu mettre à jour ses fichiers. Quant à l'eau, ce ne serait qu'un résidu qui provient des filtres, rincés avant d'être utilisés. "Lors de mon premier procès, je n'ai pas fait appel, j'ai reconnu que j'avais fait une grosse bêtise. Mais cette fois je réfute complètement les accusations !" se défend Vincent Lataste. 

"Cette affaire de tromperie jette un discrédit sur toute la filière et toute la profession" regrette, par la voix de son avocat, la fédération des grands vins de Bordeaux, qui défend les AOC de Gironde. "Une société reconnue dans le monde du vin comme Sequoia se devait d'être exemplaire et les analyses montrent que ce n'a pas été le cas" appuie la procureure.

Le jugement a été mis en délibéré au 6 juin.