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Un nouveau dispositif contre les violences conjugales testé à Nantes

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

La justice va tester un nouveau dispositif pour lutter contre la récidive dans les affaire de violences conjugales, à Nantes. Trois victimes et trois auteurs de violences qui ne se connaissent pas vont se rencontrer pour essayer de mieux comprendre ce que chacun vit et avancer.

Chaque année, l'antenne nantaise de France victimes reçoit 500 victimes de violences conjugales (photo d'illustration)
Chaque année, l'antenne nantaise de France victimes reçoit 500 victimes de violences conjugales (photo d'illustration) © Maxppp - Stéphanie Para

La justice va tester un nouveau dispositif, à Nantes, pour lutter contre la récidives dans les affaires de violences conjugales. Elle va faire se rencontrer trois victimes et trois auteurs de violences, qui ne se connaissent pas, pour qu'ils puissent se parler et finalement, mieux comprendre ce que chacun vit et avancer.

Les auteurs peuvent avoir honte de parler de ce qu'ils ont fait

Ce seront des volontaires dont le dossier a déjà été jugé. Ils se rencontrerons à plusieurs reprises, toujours encadrés par des animateurs spécialement formés. "C'est une démarche qui n'est évidente ni pour les victimes, ni pour les auteurs de violences", explique Camille Dormegnies, la directrice de l'association France victimes 44 Nantes, qui était l'invitée de France Bleu Loire Océan. "Les victimes peuvent avoir du mal à se replonger dans ce qu'elles ont vécu, et les auteurs peuvent avoir honte de parler de ce qu'ils ont fait". Mais c'est une démarche qui peut faire énormément de bien des deux côtés : "pour les victimes, ça peut venir en complément du procès, en reconnaissance de leur statut de victimes. Et, pour les auteurs, ça peut les aider à prendre conscience des conséquences de ce qu'ils ont fait pour ne pas recommencer".

Déjà en place depuis plusieurs années en Belgique et au Canada

Le même dispositif est déjà testé dans plusieurs villes de France et les échanges sont très riches, très intéressants d'après les retours que Camille Dormegnies a pu avoir. Il existe aussi depuis plusieurs années dans d'autres pays comme la Belgique ou le Canada où on parle de "justice réparatrice". Il est très efficace même si peu de victimes et d'auteurs de violences peuvent en profiter parce qu'il est long à mettre en place.

Un dispositif long à mettre en place

À Nantes, les premiers entretiens préparatoires auront lieu en mars prochain pour sélectionner les participants qui commenceront à se rencontrer au mois de juin avant de tirer le bilan de ces rencontres en septembre.

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