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Faits divers – Justice

Permanence LREM taggée à Fécamp : "Rien ne justifie ces dégradations"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

La permanence de la députée LREM Stéphanie Kerbarh a de nouveau été taggée ce jeudi 15 août au matin. La police l'a découvert en patrouillant. Situé à Fécamp, ce local a déjà été visé le mois dernier. Comme plusieurs autres, déplore Maxime Boissière, référent LREM en Seine-Maritime.

Maxime Boissière est référent de La République en Marche en Seine-Maritime
Maxime Boissière est référent de La République en Marche en Seine-Maritime - Maxime Boissière

Seine-Maritime, France

Cette dégradation vient allonger la liste des tags visant une permanence d'un député LREM : jeudi 15 août, entre 4h et 8h du matin, la porte du local de Stéphanie Kerbarh, situé à Fécamp (Seine-Maritime), a été recouverte d'inscriptions à la peinture jaune, disant "GJ. On est là." Ce sont deux policiers qui ont constaté la dégradation à 8h, en faisant leur ronde. Un mois plus tôt, cette permanence était déjà visée de tags similaires. Il y a dix jours, c'était même le domicile de Stéphanie Kerbarh qui était l'objet de dégradations. Sans oublier d'autres députés normands : celle de Sira Sylla à Grand-Quevilly le 7 août dernier, ou celle de Claire O'Petit dans l'Eure, plusieurs fois visée. Dans ce contexte, France Bleu Normandie a recueilli le témoignage de Maxime Boissière, référent du parti LREM en Seine-Maritime.

Maxime Boissière : "On voit bien qu'il y a un climat de tension autour des permanences de députés LREM. C'est un phénomène national. Des dégradations ont eu lieu dans de nombreuses permanences, notamment depuis le vote sur le Ceta (un traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, ndlr.). Parfois, ça parle du traité, parfois, c'est signé par les gilets jaunes. D'autres fois, c'est plus local. Ça se multiplie ces dernières semaines, mais en tout cas, c'est inacceptable. On peut ne pas être d'accord avec la politique gouvernementale, mais rien ne justifie de telles dégradations, chez nous ni ailleurs ! Quand je vois qu'un député de la Creuse est visé par des affiches de Far West ..."

Vous condamnez ces actions. Mais comment les interprétez-vous ? Arrivez-vous à vous expliquer les raisons qui poussent certaines personnes à agir de la sorte ?

M.B. : "Non, j'ai du mal à comprendre ce genre d'action. On a tous les droits de montrer son désaccord. Mais il faut en discuter avec des arguments valables. Dégrader, détruire, tagger, ce n'est absolument pas recevable. D'autant qu'ici, on vise une permanence parlementaire. Ce sont des lieux ouverts à tous les citoyens, pas des lieux de représentation du parti LREM ! Dans une permanence, c'est ouvert, on peut rencontrer son représentant. Dégrader ces lieux, c'est aussi s'attaquer à ces moments d'échange pour les citoyens. Et puis, je crois que ce qui pousse certains à faire ça, c'est lié à toutes les fausses informations qui circulent."

Lesquelles ?

M.B. : "Autour du Ceta, par exemple. Le traité est initié depuis plusieurs années maintenant. Il faut remettre les choses en perspective, lutter contre les idées reçues et les fausses nouvelles."

En Seine-Maritime, le mouvement LREM réfléchit-il à trouver des moyens d'éviter les dégradations ?

M.B. : "Maintenant, c'est le travail de la justice et de la police. Un dépôt de plainte a été effectué. En tout cas, tous les parlementaires et le mouvement restent solidaires avec les victimes de ces actions."

Vous disiez vouloir encourager la discussion en cas de désaccords. Au niveau du département, le mouvement songe-t-il à ouvrir un lieu destiné aux échanges et aux débats ?

M.B. : "Il faut différencier les permanences parlementaires, et celles lancées par un mouvement politique. Les députés travaillent dans leur permanence et rencontrent les personnes de leur circonscription. Pour le mouvement LREM, actuellement, nous n'avons pas de local en Seine-Maritime. Ça tient surtout à la jeunesse du parti."

Est-ce que ce ne serait pas l'occasion, justement, d'ouvrir un tel espace ?

M.B. : "On dialogue toute l'année avec les gens. C'est inscrit dans les valeurs du parti. On l'a bien vu pendant la dernière campagne électorale, pour les européennes. On était très mobilisés sur le terrain pour rencontrer le maximum de monde. Mais effectivement, c'est à nous de réfléchir à d'autres moyens pour prolonger le dialogue, à l'avenir, avec les adhérents et les citoyens."