Faits divers – Justice

Un numéro unique pour les victimes de violences intrafamiliales dans l'Avesnois

Par Rafaela Biry-Vicente, France Bleu Nord vendredi 18 juillet 2014 à 9:39

Un numéro unique pour les victimes de violences intrafamiliales dans l'Avesnois
Un numéro unique pour les victimes de violences intrafamiliales dans l'Avesnois © Radio France

Le 0810 059 300 est un service unique dans la région ouvert de 9h à 18h pour écouter et orienter les victimes ou les témoins vers un juriste, un médiateur social ou encore un psychologue.

Dans le cadre du 4° plan interministériel de prévention de lutte contre les violences faites aux femmes , le sous préfet d'Avesnes sur Helpe, le procureur, les collectivités et les associations de lutte contre ces violences ont décidé de mettre en place ce numéro unique dans une zone particulièrement touchée par cette problématique pour mieux accompagner les victimes.

Un numéro unique pour les victimes de violences intrafamiliales dans l'Avesnois

Les victimes hommes ou femmes, les enfants et même les témoins peuvent désormais appeler le 0810 059 300 (prix d'un appel local depuis un fixe) de 9h à 18h (le 3919 en dehors de ces horaires). Au bout du fil, à tour de rôle le Centre d'Information sur les droits des femmes et des familles, la maison de la famille ou l'AJAR . L'objectif c'est d'abord d'écouter les victimes, les rassurer , puis de diagnostiquer leurs besoins et en fonction de les orienter vers les spécialistes que ce soit un juriste, un psychologue ou un médiateur familial. Un moyen de les prendre en charge du dépôt de plainte à la reconstruction psychologique. Le numéro unique prend en charge toutes les violences que ce soit physiques bien sûr, mais aussi psychologiques, sexuelles, économiques (conjoint qui interdit l'accès au compte commun, confisque de l'argent) ou administrative (rétention de documents administratifs qui empêchent une vie quotidienne normale).

Les auteurs de ces violences en fonction de la gravité des faits peuvent être condamnés à des amendes, des suivis thérapeutiques mais aussi à des peines de prison.