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Faits divers – Justice

Un octogénaire jugé pour des agressions sexuelles sur quatre enfants de 7 à 13 ans

jeudi 14 mars 2019 à 0:22 - Mis à jour le vendredi 15 mars 2019 à 9:04 Par Cyrille Ardaud, France Bleu Orléans et France Bleu

Un retraité de 81 ans était jugé ce mercredi par le tribunal correctionnel de Montargis pour des agressions sexuelles commises sur quatre enfants âgés de 7 à 13 ans.

André, 81 ans, comparaissait pour des agressions sexuelles commises sur quatre enfants âgés de 7 à 13 ans.
André, 81 ans, comparaissait pour des agressions sexuelles commises sur quatre enfants âgés de 7 à 13 ans. © Radio France - Cyrille Ardaud

La Chapelle-sur-Aveyron, France

C'est un homme grand et costaud qui s'est présenté à la barre du tribunal correctionnel de Montargis, ce mercredi. André, 71 ans, comparaissait pour des agressions sexuelles commises sur quatre enfants âgés de 7 à 13 ans. Des faits qui se sont étalés entre juillet 2015 et janvier 2017 à la Chapelle-sur-Aveyron, une commune proche de la limite avec le département de l'Yonne.

Derrière son physique imposant, André est une personne qui ne s'exprime pas très bien. Il divague beaucoup et a du mal à se défendre. Pourtant les faits qui lui sont reprochés sont graves. Une jeune fille de 13 ans au moment des faits l'accuse par exemple de l'avoir enlacée, puis de lui avoir glissé la main dans la culotte avant de relever son haut et de lui caresser la poitrine. Les accusations des trois autres enfants sont similaires, mais parfois les attouchements se faisaient à travers les vêtements. 

“Je suis allé les chercher à l’école, et c’est comme ça qu’ils me remercient ?”  

Ce sont les enfants qui ont fini par parler et le dénoncer. Mais ils ont mis du temps. Ils étaient attachés à lui, presque sous l'emprise de ce retraité qu'ils considéraient comme leur grand-père de substitution et qu'ils appelaient papy. Pourtant ils n'étaient que des voisins, ou les fils et filles d'amis. Mais André les gardait très souvent, ils jouaient ensemble. Le retraité a également des animaux chez lui : des chèvres et des chats, et les jeunes étaient contents d'aller les voir. 

Lui tente de minimiser les faits : "On chahutait juste, je les chatouillais" puis s'agace _“Je leur ai préparé leur chocolat, je suis allé les chercher à l’école, et c’est c’est comme ça qu’ils me remercient ?”  Ce à quoi la Cour répond immédiatement : "Ce n’est pas parce que vous avez été gentil avec eux que vous avez le droit de les agresser sexuellement !"_

"Vous ne m'inspirez que du dégoût." 

André finit par reconnaître que c'est sa manière d'être avec tout le monde et ce depuis des années. "Je pinçais même les fesses de ma mère quand j’étais petit” tente-t-il de se justifier. Mais à aucun moment il n'émet de regrets. La seule inquiétude exprimée ? Celle d'être mis à l'écart dans la commune : "Je ne vois plus mes petits enfants depuis cette affaire... plus personne ne passe devant chez moi. C'est bizarre quand même !" La réponse du président est immédiate : "C'est peut-être parce que vous avez agressé sexuellement des enfants, vous ne pensez pas ?"

André ne s'excusera pas, ni auprès des enfants, ni auprès des familles. Dans sa plaidoirie, une avocate des parties civiles dira d'ailleurs : "Vous ne m'inspirez que du dégoût." 

Le procureur de la République a requis deux ans de prison dont 20 mois avec sursis, l'obligation de se soigner et l'interdiction de rentrer en contact avec des mineurs. Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis-mise à l'épreuve pendant trois ans. Par ailleurs, il a fait l'objet d'une inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS).