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Un Palois de 30 ans jugé pour avoir jeté de la soude au visage de sa compagne

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Le procès a commencé ce jeudi devant la cour criminelle de Pau et dure deux jours. Un Palois de 30 ans encourt 20 ans de prison ferme pour "acte de torture ou barbarie sur conjoint" après avoir jeté de la soude sur sa compagne il y a trois ans. Elle a été grièvement brûlé au visage et au corps.

Le tribunal correctionnel de Pau
Le tribunal correctionnel de Pau © Radio France - DC

Un Palois de 30 ans est jugé depuis ce jeudi matin par la cour criminelle de Pau pour "acte de torture ou barbarie". Il est accusé d'avoir aspergé de soude sa compagne il y a trois ans, en mai 2018, dans leur appartement, ce qui a provoqué de graves brûlures chez elle, sur le visage et environ 30% du corps. Avant cet acte, la victime envisageait une rupture entre eux, à cause de vives tensions au sein du couple depuis plusieurs mois, notamment après la perte d'emploi de l'accusé. 

Deux versions bien distinctes 

D'un côté, celle de l'accusé. Lui n'explique pas son geste et raconte qu'il ne se souvient pas de grand chose : il s'est simplement rendu à la cuisine ce matin-là et a vu en face de lui une "ombre" non-identifiable. Il saisit alors une bouteille non-débouchée sur la machine à laver et en jette. Une bouteille d'eau, assure-t-il. Sauf que la bouteille montrée devant la cour ne ressemble absolument pas à une bouteille d'eau transparente mais à un bidon blanc et opaque. "Ça ne peut pas être un accident", estime donc de son côté la victime, "on ne peut pas confondre les deux". "Par contre je pense qu'il n'a pas mesuré les conséquences que ça pouvait avoir", ajoute-t-elle. D'ailleurs, après près de deux ans de détention provisoire, il s'excuse aujourd'hui devant elle et devant la cour : "J'ai fait quelque chose qui me dégoûte", dit-il en pleurs, "je n'ai jamais voulu ça, ça m’écœure d'avoir fait du mal à la femme que j'aime". 

Ça ne peut pas être un accident - Adeline, la victime 

L'autre version, c'est celle de la victime justement. Elle raconte une matinée plutôt classique, un café pris dans la cuisine au retour de l'école où elle a déposé son fils. Elle entend alors son prénom, Adeline, se retourne et reçoit alors un liquide "qui [la] chauffe au visage". Presque aveuglée, elle va alors crier à l'aide et se rendre à la gendarmerie. "Je ne sais même pas comment j'ai fait", ajoute-t-elle. Elle raconte aussi les conséquences de cet acte : plusieurs jours de coma, des greffes de peau et des rendez-vous encore réguliers chez le kiné. 

Un délibéré rendu vendredi en fin de journée 

L'accusé encourt jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Le délibéré est attendu ce vendredi 9 avril en fin de journée. 

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