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Un père condamné à 20 ans de réclusion pour la mort de son bébé secoué à Caen

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

20 ans de réclusion pour un père de 28 ans, reconnu coupable de la mort de son bébé en 2016, et de violences sur son premier enfant. La mère, 28 ans également, est condamnée à deux ans de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les faits et pour non assistance à personne en péril.

Le bébé de deux mois est mort à Caen en avril 2016, victime du syndrome du bébé secoué.
Le bébé de deux mois est mort à Caen en avril 2016, victime du syndrome du bébé secoué. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Le verdict est tombé vendredi soir après trois jours de procès à la cour d'assises du Calvados. Le père est condamné à 20 ans de réclusion criminelle, reconnu coupable d'avoir secoué son bébé de deux mois, ce qui a entraîné sa mort en 2016. La cour le condamne également pour des violences sur son premier enfant, aujourd'hui âgé de six ans. L'autorité parentale lui est retirée. La mère était elle jugée pour non dénonciation de maltraitance et non assistance en personne en péril. Elle a été acquittée pour les faits sur son premier enfant, et condamnée pour le second à deux ans de prison avec sursis.

Le père reproduit une histoire familiale dramatique

Quand les jurés se sont retirés pour délibérer, la cour résonnait encore des paroles de la mère de l'accusé. "Mon fils, je l'aime, je l'aimerai toujours, si nous avions pu lui offrir une vie meilleure, nous l'aurions fait". Mais le mal était fait, trop profond, sur ce fils adopté à l'âge de trois ans, meurtri par un passé de violences dans sa petite enfance. "Il dit : je ne veux pas devenir comme mon père biologique, mais il reproduit cette histoire dramatique" accuse Pierre Vrinat, l'avocat général, qui requiert 20 ans de réclusion criminelle pour les violences commises sur son deuxième enfant, celui qui est mort, mais aussi sur le premier aujourd'hui âgé de six ans. 

L'accusé veut souffrir seul en prison

"Il veut changer, il peut changer", plaide son avocate Kian Barakat. Il a reconnu les violences sur son bébé mort et mérite pour cela d'être condamné" poursuit-elle. "Mais rien ne vous permet de dire avec certitude qu'il a été violent avec son premier enfant". Elle demandait l'acquittement pour ces faits. "De toute façon, c'est à vie qu'il est condamné" conclut celle qui est la seule à l'avoir vu en détention, l'accusé ayant refusé tous les parloirs. "J'ai constaté sa solitude, il veut souffrir, il a honte".

La mère condamnée conserve son lien avec son premier enfant

Le doute et l'absence de certitude, c'est ce qu'a essayé de démontrer aussi l'avocat de la mère. "Pour dénoncer, il faut voir. Et elle n'a rien vu, affirme Thibault Normand, parce qu'il n'y avait rien à voir !" Aucun geste violent sur le bébé en sa présence, aucune trace sur le corps de l'enfant. "Tout le monde ici a un conseil sur ce qu'elle aurait dû faire, mais est-ce que quelqu'un sait ce que c'est que de vivre dans la terreur?" Après été violée par son père et son beau-père, elle avait enfin "choisi  un homme", poursuit-il. Un homme qui allait la battre et l'humilier. Elle est condamnée pour les faits sur son bébé décédé, mais acquittée concernant le premier. "Son seul souhait, c'était de conserver le lien avec lui". C'est chose faite puisqu'elle conserve l'autorité parentale.

Les mots de la mère de l'accusé à l'énoncé du verdict

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