Faits divers – Justice

Loire-Atlantique : un père jugé pour infanticide sur son fils de 16 ans

Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan mercredi 12 octobre 2016 à 5:00

La cour d'assises de Loire-Atlantique juge jusqu'à vendredi un père de famille accusé d'avoir assassiné son fils de 16 ans.
La cour d'assises de Loire-Atlantique juge jusqu'à vendredi un père de famille accusé d'avoir assassiné son fils de 16 ans. © Radio France - Pascale Bocuherie.

Un habitant de Saint-Nicolas-de-Redon âgé de 53 ans doit répondre de l'assassinat de son fils âgé de 16 ans. Les faits remontent à 2014. L'adolescent a reçu cinq coups de couteau, dont un au coeur mortel. Le procès se tient à Nantes devant la cour d'assises de Loire-Atlantique jusqu'à vendredi.

C'était le 25 octobre 2014, à Saint-Nicolas-de-Redon dans le nord du département. Le corps sans vie de l'adolescent est découvert dans sa chambre en fin de journée par sa tante. Les coups de couteau auraient été portés au petit matin. Cinq coups de couteau, dont un au coeur, mortel. L'accusé ne conteste pas être l'auteur des coups de couteau. Mais il reste flou sur les circonstances du drame. L'instruction a mis en évidence un contexte familial extrêmement tendu.

La mère de famille avait quitté le domicile conjugal deux semaines plus tôt en raison d'un "ras-le-bol général". Trois jours avant le drame, le père avait été entendu par les gendarmes. Il était connu pour harceler, menacer et insulter son épouse. Il criait en permanence sur elle et la victime.

Père envahissant, mari jaloux

L'instruction révèle que le père jaloux par nature se sent rejeté par ses enfants. Il prend des anxiolytiques et des anti-dépresseurs. C'est un père envahissant, qui va jusqu'à fouiller dans la chambre du fils à la recherche du téléphone portable de son enfant pour en épier les textos qu'il échange avec sa mère. Que s'est-il passé pour en arriver aux coups de couteau mortels portés à son fils ? L'accusé parle de conversation houleuse, puis de bousculade et de plusieurs coups de couteau assénés sans se souvenir exactement combien.

L'instruction retient la préméditation. Le procès doit durer 3 jours.

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