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Faits divers – Justice

Un pilote de la Royal Air Maroc condamné à 10.000 euros d'amende pour mise en danger de la vie d'autrui

jeudi 2 novembre 2017 à 15:36 - Mis à jour le jeudi 2 novembre 2017 à 17:53 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Le tribunal de Créteil a condamné ce jeudi un pilote de la Royal Air Maroc à une amende de 10.000 euros. Malgré une fuite de carburant dont il était au courant, l'homme de 51 ans avait décollé de l'aéroport d'Orly en 2010. Le tribunal a jugé qu'il était coupable de mise en danger de la vie d'autrui.

Avion (image d'illustration)
Avion (image d'illustration) © Maxppp - Bruno Levesque

Créteil, France

Une amende de 10.000 euros a été infligée, ce jeudi, par le tribunal correctionnel de Créteil, à un pilote de la Royal Air Maroc. Le pilote marocain, âgé de 51 ans, a été jugé coupable de mise en danger de la vie d'autrui. En août 2010, la navette Casablanca-Paris atterrit à Orly et se ravitaille avant de repartir. Le pilote est alors averti qu'il y a une fuite de kérosène dans son avion. Cette fuite émane d'un mini-moteur qui se trouve dans la queue de l'avion et qui sert notamment à allumer les deux gros réacteurs sous les ailes de l'appareil.

Le pilote décolle malgré une fuite

Le commandant de bord, qui estime que "la fuite est en train de s'estomper", signale l'incident au service technique de sa compagnie. Il décide sans attendre d'allumer les deux turbines à l'aide du petit moteur. Une fois les conseils reçus, il coupe le mini-réacteur et il effectue le vol retour sans incident. Au cours de l'audience, le pilote a estimé "avoir respecté les consignes" et "traité ce problème" en coupant le mini-réacteur avant de décoller.

Le parquet avait demandé une peine plus lourde

Une expertise judiciaire assurera qu'il est "aberrant" d'allumer des turbines à l'aide d'un moteur qui fuit.

Le parquet avait réclamé cinq ans d'interdiction de vol et dix mois de prison ferme pour le pilote. Il lui reprochait de ne pas avoir choisi une autre méthode d'allumage alors qu'il était en train d'embarquer 80 personnes à bord. Les réacteurs auraient pu être lancés avec un groupe de démarrage au sol fourni par l'aéroport.