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Un point de deal démantelé en plein centre de Gignac

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Un point de deal a été démantelé lundi 18 octobre en plein centre de Gignac (Hérault) dans une rue étroite. Entre 300 à 500 grammes de résine de cannabis étaient écoulés chaque mois. Trois personnes ont été condamnées.

Le point de deal se trouvait rue Maréchal-Joffre à Gignac (Hérault) Le point de deal se trouvait rue Maréchal-Joffre à Gignac (Hérault)
Le point de deal se trouvait rue Maréchal-Joffre à Gignac (Hérault) © Radio France - Romain Berchet

Les gendarmes de la brigade de Lodève ont interpellé lundi 18 octobre trois personnes après une longue enquête sur un trafic de drogue dans le centre ville de Gignac. Un sorte de "drive" s'était installé dans la rue Maréchal-Joffre juste à côté de l'Esplanade et de ses nombreux restaurants. Le principal suspect, en garde à vue, a reconnu avoir une trentaine de clients réguliers selon le procureur de la République de Montpellier. Cela représente entre 300 à 500 grammes de résine de cannabis écoulés chaque mois. 

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Âgé de moins de 30 ans, il a été condamné à six mois de prison ferme. Les deux autres trafiquants interpellés ont été condamné en comparution immédiate à quatre mois de prison ferme pour celui qui est présenté comme le "bras droit" du principal suspect, et un an de prison avec sursis pour le dernier.

Soulagement des habitants

Sur place, dans la rue Maréchal-Joffre, les habitants rencontrés parle de "soulagement". Ils racontent "l'enfer de ces mois voire année de trafic de drogue pratiquement sous leurs fenêtres". Sylvie est propriétaire d'un appartement à l'angle du point de deal. Elle espère que le trafic ne reprendra pas. "C'était jour et nuit, il y avait dix voire quinze jeunes installés dans la rue sur des fauteuils. Il fallait presque s'excuser de les déranger", raconte-t-elle.

"Les bagarres parfois, le bruit jusqu'à 4 heures du matin." - Une habitante de la rue Maréchal-Joffre

Le maire se réjouit de l'arrêt du trafic. "Gignac comme d'autres centres sont confrontés à ces problèmes, c'est le revers de la médaille", précise Jean-François Soto. Il reconnaît aussi qu'il est parfois difficile d'agir rapidement : "L'occupation de l'espace public n'est pas un délit." Une sorte de réponse aux habitants qui regrettent la longueur de l'enquête. Les gendarmes ont en effet effectué de nombreuses surveillances avant les interpellations.

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