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Faits divers – Justice

Un Poitevin tente de reconnaître un enfant pour le sauver

jeudi 10 janvier 2019 à 18:45 Par Rivière Isabelle et Baudouin Calenge, France Bleu Poitou

C'est une affaire peu banale qui a été jugée ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Poitiers : un Poitevin de 56 ans jugé pour avoir tenté de reconnaître un enfant qui n'était pas le sien. Il voulait ainsi rapatrier et "sauver" l'enfant de sa compagne élevé à l'étranger.

Illustration
Illustration © Maxppp - Maxppp

Poitiers, France

On a parlé d'amour ce jeudi au tribunal correctionnel de Poitiers. A la barre : un Poitevin de 56 ans, accusé d'avoir tenté de reconnaître un enfant qui n'était pas le sien. Le garçon en question est le fils de sa compagne. Il a neuf ans, il vit au Cameroun avec sa grand mère. Et c’est pour faciliter son rapatriement dans le Poitou et lui permettre de vivre avec sa maman que cet homme a entrepris cette démarche guidée par l'amour. 

Que de l'amour

A l'audience, tout le monde était d’accord sur ce point. Cet homme "déborde d'amour" comme le reconnaît le procureur. Amour pour cette femme avec laquelle il a eu une petite fille en 2015. Impossible pour lui de voir sa compagne souffrir plus longtemps de la séparation avec son fils. Un enfant par ailleurs "maltraité par son beau père", souligne son avocate. 

Mais une mauvaise démarche

Ne sachant pas comment faire pour le rapatrier rapidement, cet homme -avec l'accord de sa compagne- décide alors de reconnaître cet enfant. Ce qui lui vaut ses ennuis judiciaires aujourd'hui.  

Les magistrats insistent : "Il aurait mieux fallu demander le regroupement familial voire engager un processus d’adoption", mais ils ne remettent pas en cause la sincérité de la démarche. "Ce couple s'aime", rajoutent leurs avocats et lors du procès, ils ont tous deux redit leur intention de tout faire pour que cet enfant de neuf ans puisse vivre avec eux.

Le couple a été relaxé

Le réquisitoire du Parquet se veut symbolique : l'homme écope d'une condamnation de principe, mais est dispensé de peine. Au final, le tribunal est allé au-delà et a opté pour la relaxe. Le couple est reparti soulagé, main dans la main.