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Faits divers – Justice

Un policier suspecté de meurtre condamné pour port illégal d'une arme à Marseille

vendredi 5 octobre 2018 à 18:45 Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Provence

Le brigadier âgé de 50 ans, avait mortellement blessé le 27 janvier un homme âgé de 27 ans au terme d'un échange de coups de feu nourri devant un établissement de nuit, alors qu'il n'était pas en service.

Police nationale (image illustration)
Police nationale (image illustration) © Radio France - Nathalie Dekeyzer

Marseille, France

Un policier marseillais, déjà suspecté de meurtre, a été condamné vendredi à un an de prison avec sursis pour avoir porté une arme en dépit de l'interdiction qui lui en avait été faite.  Le brigadier Claude Da Luz, 50 ans, avait mortellement blessé le 27 janvier un homme âgé de 27 ans au terme d'un échange de coups de feu nourri devant un établissement de nuit, alors qu'il n'était pas en service. 

La justice lui avait interdit de porter une arme

Il invoquait la légitime défense et avait été mis en examen pour homicide volontaire. La justice lui avait interdit de détenir et porter une arme mais l'avait laissé libre sous contrôle judiciaire.  

En septembre, après l'ouverture d'une procédure par l'inspection générale de la police nationale (IGPN), un Glock 19 et un chargeur approvisionné de quatorze cartouches étaient découverts à son domicile. Il avait alors été placé en détention.  Le policier a affirmé qu'il avait trouvé cette arme grippée et en mauvais état, en juin 2017, dans le hall d'un immeuble marseillais, alors que, en dehors de ses heures de service, il avait tenté d'interpeller l'auteur d'un vol avec violences. Il l'avait conservée puis restaurée.  

Le policier reconnaît avoir fait une erreur

Claude Da Luz a reconnu avoir "fait une erreur mais c'était la seule façon de protéger ma famille". Face au tribunal, il s'est dit "désolé" mais a regretté que sa hiérarchie n'ait pas accédé à sa demande de protection policière alors qu'il a été la cible de menace de représailles de proches de sa victime.  

"L'arme se trouvait dans un holster donc prête à être portée à la ceinture et une cartouche était chambrée donc elle était prête à l'emploi", a observé la procureure Véronique Fabron qui avait requis six mois de prison et le maintien en détention du policier. Le parquet a aussi engagé une procédure pour faire révoquer son contrôle judiciaire dans le volet criminel.