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Un policier de Bourges condamné pour agressions sexuelles sur mineure

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Par , France Bleu Berry

En 2016, cet agent du commissariat de police de Bourges avait embrassé et caressé de force à deux reprises une adolescente de 16 ans, la fille de la personne qui l'hébergeait à cette époque. La justice lui interdit de porter l'uniforme pendant cinq hommes, il compte faire appel de sa condamnation.

L'affaire était jugée au tribunal de Châteauroux
L'affaire était jugée au tribunal de Châteauroux © Radio France - Régis Hervé

Un homme tout puissant, usant de sa fonction de policier à des fins personnelles. Tel est le portrait dressé de ce policier du commissariat de Bourges, jugé ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Châteauroux, pour agressions sexuelles sur mineure. L'agent (suspendu depuis janvier) a été condamné à un an de prison avec sursis, assorti d'une période probatoire de deux ans avec obligation de soins et interdiction d'entrer en contact avec la victime. Il a également l'interdiction d'exercer dans la police pour les cinq prochaines années.

A deux reprises, il embrasse et caresse de force la victime

En 2016, en instance de séparation, cet homme de 42 ans à l'époque est hébergé chez une femme qui a trois enfants, l'aînée a 16 ans. La première agression sexuelle se déroule à Halloween. Pendant une partie de cache-cache, l'homme entre dans la chambre de l'aînée. Il l'embrasse et lui caresse les fesses de force. Elle réussit à le repousser, il sort. Quelques mois après, aux alentours de Noël, il entre à nouveau dans sa chambre, se couche sur elle, là aussi, elle se dégage.

La victime se confie d'abord à un ami puis à sa mère qui ne la croit pas. Ce n'est qu'en 2020 qu'elle finira par porter plainte lorsqu'elle apprendra que le quadragénaire échange par messages avec sa petite sœur, de quatre ans sa cadette. Il lui envoie des photos de lui et lui demande en retour des photos intimes. A la barre, le prévenu se défend. Il parle d'un bisou avec la langue consenti, rien de plus. "C'est elle qui m'a aguiché", lance-t-il à plusieurs reprises. "Jamais je ne l'ai caressé, je n'ai pas besoin de ça pour plaire", ajoute le fonctionnaire.

Une enquête de l'IGPN pointe un comportement problématique

Des propos incohérents avec certains éléments de l'enquête et de la procédure. Juste avant sa garde à vue, ce policier a cherché sur Internet l'âge de la majorité sexuelle. Lors de sa garde à vue, il a aussi nié dans un premier temps un quelconque bisou, "par honte" dit-il. "Je n'ai jamais abusé de ma fonction pour séduire les femmes. Je suis un charmeur, c'est tout", se défend le prévenu.

Les conclusions d'une enquête de l'IGPN font état d'un agent au comportement problématique. Le policier s'arrange pour ne prendre que les dépositions de femmes. Plusieurs plaignantes rapportent d'ailleurs des comportements déplacés : il leur donne parfois rendez-vous en-dehors du commissariat. Enfin, deux signalements de collègues s'ajoutent au dossier. Une plainte pour viol, classée sans suite, et une stagiaire qui fait remonter une tentative d'agression sexuelle, elle est entendue par la hiérarchie mais ne porte pas plainte.

L'enquête montre aussi que ce policier utilise plusieurs fois sa fonction pour communiquer sur des dossiers à des tiers, notamment sur des plaintes en cours. Ce qui lui a déjà valu une condamnation par le passé. "Je n'ai fait qu'aider, je suis un très bon policier", plaide l'agent. Il a effectivement obtenu 6/7 dans sa dernière notation.

Lors de sa dernière prise de parole à la barre, l'homme nie les accusations d'agression sexuelles, et répète que la victime est une manipulatrice. Des arguments qui n'ont pas convaincu le tribunal.

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