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Faits divers – Justice

Le syndicat Alliance réagit après l'agression d'un policier ce mardi lors du Karnaval des Gueux à Montpellier

mercredi 14 février 2018 à 10:32 Par Suzanne Shojaei, France Bleu Hérault

Le Karnaval était interdit mais les fêtards étaient malgré tout au rendez-vous ce mardi soir en centre ville de Montpellier, brûlant des poubelles, cassant des panneaux publicitaires et taguant des murs. Quatre policiers ont été blessés, dont l'un gravement.

Des panneaux publicitaires détruits, des poubelles enflammées, des policiers agressés. Des débordements ont eu lieu dans les rues de Montpellier.
Des panneaux publicitaires détruits, des poubelles enflammées, des policiers agressés. Des débordements ont eu lieu dans les rues de Montpellier. © Radio France - Suzanne Shojaei

Montpellier, France

Le célèbre Karnaval avait pourtant été interdit, suite à deux arrêtés, municipal et préfectoral. Mais ce mardi soir, 200 personnes se sont retrouvées dans les rues de Montpellier pour braver l'interdit et célébrer le "jour des fous". 

Tout avait pourtant bien commencé, les fêtards défilant tranquillement au son des pipeaux et des tambours. Mais en deux heures à peine, l'ambiance s'est transformée entre les places Salengro et Rondelet

Tout avait bien commencé, raconte Suzanne Shojaei pour France Bleu Hérault.

Des panneaux publicitaires détruits, des poubelles en feu, des tags sur les murs et quelques vitres brisées... Ce mercredi matin dans un communiqué, le préfet de l'Hérault Pierre Pouessel "condamne les violences", et "salue le professionnalisme et le sang-froid des agents de la force publique". 

L'ambiance de la soirée s'est rapidement transformée.

Le préfet dénonce également la violente agression d'un policier en civil. Malgré son casque, l'homme de 53 ans a été frappé au visage à l'aide d'une bouteille d'eau glacée. Il doit être opéré en urgence ce mercredi. Avec lui, trois autres policiers ont été blessés.

Quatre policiers blessés, cinq interpellations

Le syndicat Alliance réagit également, décrivant "un sentiment profond de révolte". "Le délinquant est arrivé par derrière, il lui a saisi la nuque pour le forcer à baisser la tête, raconte David Leyraud, secrétaire régional adjoint du syndicat. Puis l'individu l'a frappé à plusieurs reprises avec la bouteille d'eau surgelée."

David Leyraud raconte ce qui est arrivé à son collègue.

Le policier a plusieurs dents cassées, la lèvre ouverte. "C'est choquant, c'est scandaleux, reprend David Leyraud. L'évènement était pourtant interdit ! Alors les policiers veulent des peines de prison ferme."

Au total, cinq personnes ont été interpellées. Le bilan reste toutefois moins important que lors du dernier Karnaval, en 2017. De nombreux commerces avaient notamment été dégradés.

Pour déambuler tranquillement et barrer les rues, certains fêtards ont renversé des poubelles et y ont mis le feu. - Radio France
Pour déambuler tranquillement et barrer les rues, certains fêtards ont renversé des poubelles et y ont mis le feu. © Radio France - Suzanne Shojaei
La circulation a forcément été perturbée lors de la déambulation des 200 fêtards. - Radio France
La circulation a forcément été perturbée lors de la déambulation des 200 fêtards. © Radio France - Suzanne Shojaei