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Faits divers – Justice

Un policier tente de se suicider sur son lieu de travail à Nice

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Par , France Bleu Azur

Un policier azuréen a tenté de se suicider sur son lieu de travail. Ses collègues sont intervenus à temps et ont pu le sauver avec l'aide des équipes médicales. Il s'agit là d'un nouvel exemple du malaise dans la police.

Rassemblement suite à la vague de suicides dans la police devant la caserne Auvare à Nice
Rassemblement suite à la vague de suicides dans la police devant la caserne Auvare à Nice © Radio France - Alexandre Berthaud

Nice, France

C'est au travail, dans la caserne Auvare à Nice qu'un policier a tenté de se suicider ce lundi matin. L'homme après avoir ingurgité des médicaments, s'est entaillé les veines. Une collègue est arrivé peu de temps après. Le fonctionnaire de police perdait déjà beaucoup de sang mais l'arrivée rapide des secours a permis de le sauver. Il a été hospitalisé toute la journée mais a depuis regagné son domicile. 

Ce policier était depuis quelques temps désarmé car son état dépressif était connu. Il avait demandé sa mutation mais ne l'avait pas obtenue. "Depuis quelques temps, il avait été placé au service des archives et n'avait plus de contact avec le public, explique Célya Boumédien, du syndicat Unité SGP Police FO. Certes il s'agissait d'une mise à l'abri mais il le vivait mal". 

"Un policier parle difficilement de son malaise"

La syndicaliste est aujourd'hui dépitée. "Nous ne sommes pas entendus, déplore-t-elle. On répète toujours la même chose. On parle sans arrêt de ce malaise dans la police et on nous répond avec des numéros verts qui ne servent à rien ou par des idées saugrenues." Une référence à une courrier qu'aurait envoyé le directeur général de la police nationale dans lequel il parle de favoriser la convivialité entre collègues. "Il veut organiser des barbecues et des fêtes. Imaginez comment est reçue cette idée dans les équipes ! C'est comme la plateforme téléphonique : un policier quand il ne va pas bien il n'en parle pas. Pour lui c'est un aveu de faiblesse donc tout reste caché. Ces réponses ne peuvent pas être les bonnes. Il faut autre chose."