Faits divers – Justice

Un plan de lutte contre les violences faites aux enfants présenté en mars

Par Tifany Antkowiak, France Bleu lundi 23 janvier 2017 à 16:23 Mis à jour le lundi 23 janvier 2017 à 16:25

Laurence Rossignol, à la sortie du conseil des ministres, le 14 décembre 2016.
Laurence Rossignol, à la sortie du conseil des ministres, le 14 décembre 2016. © Maxppp - Frédéric Dugit

La ministre de l'Enfance, des Familles et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a annoncé lundi lors de ses voeux la présentation le 1er mars prochain d'un premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants.

Un premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants sera présenté par le gouvernement le 1er mars 2017, a annoncé lundi 23 janvier la ministre de l'Enfance, des Familles et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, lors d'une cérémonie de voeux aux professionnels et à la presse.

Ces affaires ne viennent nous bouleverser que de manière sporadique, lorsqu'un drame se produit". - Laurence Rossignol

La ministre a expliqué que les violences faites aux femmes, qui ont fait l'objet de cinq plans interministériels de prévention et de lutte depuis 2005, sont progressivement "sorties de l'indicible et de l'invisible". Ce n'est pas le cas pour les violences à l'égard des enfants, a regretté Laurence Rossignol, soulignant que ces affaires "ne viennent nous bouleverser que de manière sporadique, lorsqu'un drame se produit". Une référence à deux faits divers récents : un enfant de trois ans mort à Reims sous les coups de son beau-père, et un autre de huit ans retrouvé mort noyé à Saint-Herblain (Loire-Atlantique). Dans cette affaire, la mère du garçon et son compagnon sont soupçonnés de violences.

"Faire un signalement, ce n'est pas faire de la délation", a insisté la ministre, relevant que le silence des voisins est souvent évoqué dans ce type d'affaire. Ce premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants complétera la loi sur la protection de l'enfant du 14 mars 2016, et traitera aussi de "l'accès à la pornographie des mineurs", a précisé Laurence Rossignol à l'AFP.

En 2016, l'Observatoire national de l'enfance en danger, a recensé en France 77.500 cas connus d'enfants de moins de 15 ans en danger.