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Un premier suspect identifié dans l'enquête sur la rafle du Vieux-Port de Marseille en 1943

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

La justice allemande a entamé des poursuites contre l'ancien gardien d'un camp nazi pendant la Seconde guerre mondiale. Ce centenaire pourrait être lié à la mort de centaines de Marseillais déportés après la rafle du Vieux-Port en 1943.

Antoine Magnemi, 83 ans, rescapé de la rafle du Vieux-Port de Marseille en 1943
Antoine Magnemi, 83 ans, rescapé de la rafle du Vieux-Port de Marseille en 1943 © Radio France - David Aussillou

C'est un espoir pour les 11 rescapés encore en vie de la rafle du Vieux-Port de Marseille en 1943. Selon le New York Times, la justice allemande vient d'ouvrir des poursuites contre trois anciens nazis. Parmi eux, il y a un centenaire qui était gardien du camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienburg, près de Berlin.

Cet homme est soupçonné de complicité de meurtre dans ce camp où 800 Marseillais ont été déportés après la rafle du 24 janvier 1943 dans le quartier Saint-Jean. "Nous avons explosé de joie, raconte Antoinette Castagno, 87 ans, rescapée de la rafle. C'est vraiment inespéré pour nous car ce crime a été totalement occulté de l'histoire".

Un procès en France ?

Depuis juin 2019, le parquet de Paris recherche d'éventuels responsables encore en vie de ce crime contre l'humanité. "Il faut que la justice française confirme si les dates de sa présence dans le camp correspondent bien à la période 1943-1945, explique Me Pascal Luongo, avocat du Collectif du 24 janvier 1943. Si c'est le cas, cet homme pourrait alors être poursuivi comme complice de la déportation des 800 Marseillais raflés en 1943."

L'idée d'un procès de la rafle du Vieux-Port de Marseille commence donc à devenir plus concrète. "J'espère que je pourrai y assister, confie Antoine Mignemi, président du collectif du 24 janvier 1943. J'aimerais avoir cet homme en face de moi pour lui dire : vous n'avez pas honte ?"

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