Faits divers – Justice

Un probable canular derrière la découverte d'une nouvelle grotte en Périgord

France Bleu Périgord mercredi 12 février 2014 à 16:52

Le bouquetin envoyé par le "Comité Carter" à la rédaction de France Bleu Périgord.
Le bouquetin envoyé par le "Comité Carter" à la rédaction de France Bleu Périgord. © RF

Un mystérieux "Comité Carter" a fait parvenir à la rédaction de France Bleu Périgord la photo d'un bouquetin peint qui se trouverait dans une grotte <em>"secrète"</em> sur le territoire de la commune de Montignac. Les préhistoriens n'y croient pas vraiment.

Reste-t-il des grottes préhistoriques "cachées" en Périgord ? C'est ce que semble vouloir prouver un mystérieux "Comité Carter" qui a fait parvenir à la rédaction de France Bleu Périgord ce mercredi matin, mais aussi à la mairie de Montignac, la photo d'un bouquetin peint, dans une grotte qui serait "gardée secrète".

Le communiqué qui accompagne la photo explique que cette grotte de Montignac aurait en fait été découverte il y bien longtemps, mais que ses inventeurs auraient préféré la garder secrète.

Un probable canular

Selon Denis Tauxe, spécialiste de l'art préhistorique, "on a l'impression de voir des éléments stylistiques synthétisés dans une seule figure, des éléments stylistiques appartenants à des cultures différentes" . D'autant que "le bouquetin est un thème […] qui est très fréquent, très régulier, c'est même le troisième thème majeur de Lascaux" , ajoute-t-il.

Denis Tauxe, spécialiste de l'art préhistorique, n'y croit pas vraiment

En d'autres mots, il s'agit d'un mélange de différents styles de l'époque préhistorique.

Un bouquetin authentique de la Grotte de Niaux, en Ariège. - Aucun(e)
Un bouquetin authentique de la Grotte de Niaux, en Ariège. - SESTA-Demoulin
Les spécialistes rappellent aux "inventeurs de la grotte" que ne pas déclarer ce genre de découverte – si elle est effectivement restée "secrète" – à la Direction régionale des affaires culturelles peut être considéré comme du recel de biens culturels. Et que les peines encourues sont de dix années d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.