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Faits divers – Justice

Un proviseur exhibitionniste condamné à Metz

vendredi 6 novembre 2015 à 18:17 - Mis à jour le mardi 1 décembre 2015 à 9:52 Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

Le proviseur du lycée Cormontaigne à Metz a été condamné ce vendredi pour exhibitionnisme. Il avait été surpris à deux reprises en train de se masturber dans une salle de cinéma du Kinepolis à Saint-Julien-lès-Metz. Il a décidé de faire appel.

© Maxppp

Metz, France

Ce procès signe la fin de carrière de ce haut fonctionnaire qui se dit « mort socialement ». Proviseur du lycée Cormontaigne (1.300 élèves) à Metz, il a reconnu s’être exhibé par deux fois dans le cinéma Kinepolis de Saint-Julien-Lès-Metz. Il a été condamné ce vendredi à deux mois de prison avec sursis, deux ans d'obligation de soins et 600 euros d'amende.

La première fois qu’il est surpris, c’est en décembre 2014. Il choisi d’aller voir en plein après-midi le dernier Astérix, « parce que la salle était vide ».

Il filme ses actes

Il s'assoit au fond, pose deux bières à ses pieds, baisse son pantalon, se met torse nu. Et il se filme en pleine action, tout en prenant soin de s'éclairer avec la lampe torche de son téléphone.

Il avance le fait qu'il se cachait derrière son manteau mais le projectionniste l'a quand même vu en ouvrant une trappe pour vérifier le niveau sonore du film.

La seconde fois, en octobre 2015, même scène en fin de journée devant un film sur la 1e Guerre mondiale « L’odeur de la mandarine », et il se fait repéré de la même manière.

Une fin de carrière morose

*Pourquoi verser dans ce type de comportement ? _« La déprime d'une fin de carrière morose, tristounette » dit-il à la barre. Cet agrégé de lettres déprime depuis qu'il a été nommé à Metz dans le « difficile » lycée Cormontaigne. C'est « un stress » qui lui pèse alors qu'il aurait voulu diriger le _lycée Fabert*.

Sa vie conjugale est tout aussi triste. Seulement le juge lui rétorque que « ce comportement est en décalage total avec ses responsabilités », sachant que six vidéos** de plus ont été retrouvées chez lui, avec la même scène mais dans d'autres décors, comme un magasin de vêtements.

Son avocat demandait la relaxe

« Pour qu'il y ait exhibition, il faut imposer son anatomie à la vue des autres » plaide son avocat Thomas Matuszak. « Et là, il était isolé au fond des salles de cinéma ». Seulement, le projectionniste l'a vu par deux fois. Donc le mal est fait.

« Mort socialement »

Le proviseur regrette, il compte partir à la retraite. Pour l'instant, il est simplement suspendu. Il vit toujours dans son logement de fonction au sein du lycée Cormontaigne. Mais, il ne sort quasiment jamais. A part un ami, tout le monde lui a tourné le dos. Comme il le répète, il est « mort socialement ».

> Le sexagénaire a décidé de faire appel de cette condamnation.