Faits divers – Justice

Un quartier niçois sous le choc après des tirs au plomb sur deux fillettes de maternelle

Par Maud De Bourqueney, France Bleu Azur et France Bleu samedi 23 janvier 2016 à 22:20

A Nice, deux élèves des Mûriers blessées par des tirs de plomb vendredi
A Nice, deux élèves des Mûriers blessées par des tirs de plomb vendredi © Radio France - Maud de Bourqueney

Vendredi, à Nice, deux fillettes de quatre et cinq ans ont été légèrement blessées par des tirs de plomb, alors qu'elles se trouvaient dans la cour de récréation de l'école des Mûriers, dans le quartier de l'Ariane. La sûreté départementale a ouvert une enquête. Le voisinage est abasourdi.

Samedi encore, le sujet était sur toutes les lèvres chez le boucher, le coiffeur ou au snack, autour de l'école des Mûriers, dans le quartier populaire de l'Ariane. Et cette question : comment as-t'on pu tirer sur des enfants ? Saquina voulait inscrire sa plus jeune fille dans cette maternelle, mais, désormais, elle hésite. D'autant plus que sa nièce y est scolarisée.

La petite fille , très choquée, était là vendredi lorsque ses deux camarades de quatre et cinq ans ont reçu des plombs à la la tête et au dos, en pleine pause de midi dans la cour de récréation. Des blessures heureusement sans gravité. Les deux fillettes ont pu être soignées à l'hôpital pour enfants Lenval  à Nice. 

Selon des témoins,  des impacts on été relevés sur le mur de l'école, ainsi qu'une dizaine de balles de plomb au sol. La sûreté départementale a ouvert une enquête. Dès samedi, les policiers ont commencé à interroger les habitants de l'immeuble d'en face. Il se trouve que la cour de récréation est très exposée, un simple grillage la sépare du boulevard de l'Ariane. Et sur l'autre trottoir, se trouve cette tour, d'où aurait pu partir les tirs. 

Cour de récréation des Mûriers à Nice - Radio France
Cour de récréation des Mûriers à Nice © Radio France - Maud de Bourqueney

Dans le voisinage, les rumeurs vont bon train sur l'identité des tireurs. Karim, le boulanger, évoque un possible "acte raciste", mais la plupart des soupçons se portent davantage sur des  adolescents qui se seraient amusé avec une carabine à plomb. Reste un débat entre les partisans de cette thèse: l'ont-ils fait exprès ?

En attendant son bus, Wallid explique que c'est un jeu qui a mal tourné. Mais très vite le jeune Nasser, 10 ans, le rejoint et affirme que les auteurs visaient bien les enfants. Pour Ali, père d'un très jeune garçon, peu importe l'intention : "c'est inacceptable, je connais bien les carabines à plomb, ça peut faire très mal à des adultes... alors à des enfants ! "

En attendant les résultats de l'enquête, des mesures de sécurité vont être prises dans l'école maternelle des Mûriers. Une cellule psychologique sera mise en place dès lundi.