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Faits divers – Justice

Un réseau de proxénètes chinois jugé devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne

jeudi 11 avril 2019 à 20:39 Par Véronique Narboux, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

Depuis ce jeudi et jusqu'à demain, le tribunal correctionnel de Saint-Etienne juge des proxénètes chinois qui ont sévi pendant plusieurs années, dans 29 villes de France. L'enquête, pilotée par le parquet stéphanois, a abouti, en avril 2018, à l'arrestation de dix suspects.

Le tribunal correctionnel de Saint-Etienne juge un réseau de proxénètes chinois jusqu'à demain soir
Le tribunal correctionnel de Saint-Etienne juge un réseau de proxénètes chinois jusqu'à demain soir © Maxppp - Yves Salvat

Saint-Étienne, France

Le procès qui s'est ouvert ce jeudi, devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne, est le résultat d'une enquête de plus d'un an. Elle a abouti, en avril 2018, à l'arrestation de dix ressortissants chinois, essentiellement en région parisienne. 

Un réseau étendu à 29 villes françaises

Au départ, ce sont les gendarmes de la section de recherches de Lyon qui enquêtent sur un réseau de proxénétisme dans le Rhône. En avril 2017, ils se rendent compte que le réseau a des ramifications à Saint-Etienne. Ils alertent alors le parquet stéphanois qui décide d'ouvrir une enquête préliminaire. Au fil des surveillances, écoutes et géolocalisations, les gendarmes découvrent l'ampleur du système de prostitution : une quarantaine de prostituées sont repérées dans 29 villes de France

Ces prostituées sont, le plus souvent, des chinoises arrivées en France par des filières d'immigration clandestines. Elles n'ont pas de papier, pas de travail, ne parlent pas français. Ce sont donc des proies faciles pour les proxénètes qui les exploitent avec un système bien rodé.  

Annonces sur internet, location d'appartements, le système était bien rodé 

D'abord, des annonces de prestations sexuelles tarifées, via des sites internet comme Vivastreet. Les enquêteurs en ont recensé plus de 25 mille. Ensuite, les internautes, futurs clients, appellent un numéro ou des standardistes s'assurent de leur paiement et les orientent vers les appartements où les attendent les prostituées. 

Chaque prostituée "rapportait" 10 à 20.000 euros par mois

Les standardistes en question sont souvent des femmes bilingues chinois-français. Toutes ont expliqué aux enquêteurs qu'elles percevaient 10% des revenus de la prostitution. Et la somme n'est pas mince car chacune des prostituées est soumise à des objectifs chiffrés : 10 à 20 mille euros par mois, récupérés par les têtes du réseau. Ce qui fait dire aux enquêteurs que ce réseau de proxénétisme a généré des centaines de milliers d'euros. De l'argent qui a, en partie, circulé en liquide sur le territoire français. Une autre partie a été envoyée en Chine. 

Parmi les dix prévenus, Wenqiu Wang est considéré comme l'un des cerveaux de l'affaire : l'homme a déjà été condamné pour le même type d'agissements en 2013.