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Faits divers – Justice

Une nouvelle affaire de "proxénétisme de cité" à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

La brigade de répression du proxénétisme du SRPJ a démantelé un réseau qui exploitait plusieurs jeunes femmes. Six personnes ont été interpellées en début de semaine, dont quatre hommes originaires de la cité Astruc à Montpellier.

Le réseau de proxénétisme était implanté dans une cité de Montpellier
Le réseau de proxénétisme était implanté dans une cité de Montpellier © Maxppp -

Montpellier - France

Après sept mois d'enquête, la brigade de répression du proxénétisme de la Police judiciaire a interpellé en début de semaine six personnes, soupçonnées d'avoir contraint plusieurs jeunes filles à la prostitution à Montpellier. Les six membres de ce réseau, quatre hommes et deux femmes âgées de 16 à 36 ans, sont présentés ce jeudi à un juge d'instruction.

Séquestrée cité Astruc

C'est la séquestration de l'une des jeunes femmes victimes qui a contraint la police à intervenir. Retenue dans un appartement de la cité Astruc à Montpellier pendant plusieurs jours, elle a été passée à tabac. "Episode de la séquestration qui avait manifestement vocation à la ramener dans le droit chemin et à la remettre à travailler sur le trottoir", explique Anthony de Freitas Meira directeur adjoint du SRPJ.

Un réseau dirigé depuis la prison de Béziers

En février, quand l'enquête commence, cette équipe est dirigée de main de fer par un malfrat de 36 ans, depuis sa cellule de la prison de Béziers où il est incarcéré pour faits de violence et de stupéfiant. Son cercle rapproché est composé de trois complices originaires comme lui de la cité Astruc et âgés de 22, 18 et 16 ans. 

Ils collectent l'argent, postent les annonces sur internet, font tourner les filles sur les points de prostitution et si besoin mettent la pression à coup de menaces et de passages à tabac. Les perquisitions laissent penser que l'argent sale était blanchi notamment grâce à des tickets gagnants de la Française des jeux.  

Des jeunes filles perdues

Cinq victimes ont été identifiées, dont deux mineures. Toutes sont Françaises, en rupture familiale, parfois à la rue, recrutées par des femmes elles-même prostituées et sous la coupe du chef de réseau. Elles sont mises sur le trottoir, ou se prostituent à l'hôtel, à Montpellier et autour, jusqu'à Avignon et Aix-en-Provence. 

Une instruction est ouverte pour des faits de proxénétisme aggravé en bande organisée et blanchiment. Les enquêteurs cherchent désormais à savoir s'il y a d'autres complices et d'autres victimes.

"Un proxénétisme de cité"

C'est un phénomène nouveau que la PJ voit apparaître depuis quelques années seulement à Montpellier. Un "proxénétisme de cité". Des hommes jeunes, qui peu à peu se sont détournés de la délinquance classique pour faire travailler des filles. 

"C'est nouveau parce que le banditisme français s'était retiré de cette activité, laissée à des réseaux internationaux, explique Anthony de Freitas Meira, du SRPJ. Et là on constate - ce qui nous inquiète - _un regain d'intérêt de la voyoucratie pour ce type d'activité_, avec comme corollaire des violences systématiques sur des jeunes voire très jeunes femmes."

Un réseau dirigé depuis une prison. Anthony de Freitas Meira, directeur adjoint du SRPJ de Montpellier

"Proxénétisme de cité". Anthony de Freitas Meira, directeur adjoint du SRPJ de Montpellier

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