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Un restaurateur d'Amiens demande de l'aide à Emmanuel Macron

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Le propriétaire du restaurant le "Ad Hoc" à Amiens a envoyé ce mardi un courrier au chef de l'Etat et au ministre de l'Economie. Ce professionnel, fermé depuis le 17 mars, leur demande de l'aide pour éviter aux restaurants, cafés et hôtels de faire faillite, peine crise sanitaire du coronavirus.

Le quartier St Leu d'Amiens le soir du 17 mars 2020, avant la fermeture annoncée des bars et restaurants Le quartier St Leu d'Amiens le soir du 17 mars 2020, avant la fermeture annoncée des bars et restaurants
Le quartier St Leu d'Amiens le soir du 17 mars 2020, avant la fermeture annoncée des bars et restaurants © Radio France - Elodie Touchais

Thierry Martin a pris sa plume et adressé un courrier à Emmanuel Macron et au ministre de l'économie, Bruno Le Maire. A 58 ans, ce propriétaire du restaurant le Ad Hoc dans le quartier St Leu d'Amiens est fermé depuis le 17 mars au soir. Aucune date de réouverture n'est annoncée pour les bars, cafés, restaurants et hôtels pour qui la situation devient critique.

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Les comptes sont dans le rouge

Après plus d'un mois de fermeture pour cause de confinement, Thierry Martin, qui espérait pouvoir reprendre son activité au mois de mai, a vu ses espoirs douchés par les annonces d'Emmanuel Macron le soir du lundi de Pâques. Les cafés, restaurants et hôtels restent fermés jusqu'à nouvel ordre et "économiquement, aujourd'hui je suis dans le rouge", confie ce professionnel qui avait entamé le confinement "avec 35.000€ sur le compte". Il n'y a plus rien. Ses 14 salariés sont au chômage partiel et l'Etat n'a "toujours pas" remboursé  le restaurateur. 

Les propositions de l'Etat ne sont pas à la hauteur de ce que l'on va perdre

Le prêt garanti par l'Etat : une fausse bonne solution ?

Pour soulager les trésoreries, les professionnels du tourisme peuvent contracter un PGE, un prêt garanti par l'Etat auprès de leur banque. Mais pour Thierry Martin, "c'est reculer pour mieux sauter". On ne connait pas, dit-il, la durée, les taux ou les conditions de remboursement de ces prêts

Le restaurateur a pour l'instant réussi à s'en passer en reculant au maximum les loyers, les charges même si "une entreprise comme la mienne pourrait emprunter 140.000€", calcule le restaurateur. Mais "d_ans un an, je n'aurai pas 140.000 € de trésorerie et je serai obligé de souscrire un prêt pour payer mes dettes_". Un cercle vicieux selon Thierry Martin.

Exonération de charges

Thierry Martin ne veut pas un report des charges mais une exonération, pure et simple. "C'est bien le minimum", selon lui, alors qu'aucune date de réouverture n'a encore été annoncée pour ces commerces. 

Lui mise sur une reprise de son activité au mois de juillet. Et même s'il dit comprendre les précautions - "elles sont nécessaires" dit-il -, "il va falloir nous aider" sinon c'est selon lui la moitié des établissements qui vont fermer.

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