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Un retraité entame une grève de la faim enchaîné à la préfecture de Gironde ce lundi

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Par , France Bleu Gironde

Patrick Sabre, retraité de 59 ans de La Réole est au bout du rouleau. Depuis deux ans, leur fils, fonctionnaire de police à Château-Thierry (Aisne) fait des demandes de mutation pour pouvoir aider ses parents handicapés. Elles ont toutes été rejetées. Alors le retraité a décidé de s'enchaîner devant la préfecture de la Gironde et de faire une grève de la faim, à partir de ce lundi.

Patrick Sabre et sa femme, déterminés à être aidé par leur fils
Patrick Sabre et sa femme, déterminés à être aidé par leur fils © Radio France - Mila Ta ninga

Documents en mains, Patrick Sabre est déterminé à aller jusqu'au bout de sa démarche. Cela fait deux ans que ce retraité de la police et sa femme, Marie-Monique, une ancienne aide-soignante, tentent de faire valoir leur droit. Ils voudraient que leur fils cadet, fonctionnaire de police à Château-Thierry (Aisne), à 738 km de La Réole, s'installe dans la région avec sa petite famille pour pouvoir les soutenir.

Pour Patrick Sabre, le seul moyen de se faire entendre est de s'imposer sous les yeux des agents de la préfecture de la Gironde. Couverture, vêtements chauds, sac de couchage, pancarte, deux amies pour s'occuper au mieux de sa femme : il a déjà tout prévu. Même la Croix rouge est prévenue de sa grève de la faim. Il a également fait part de ses intentions à la préfecture de l'Aisne. Soutenu à "100 %" par sa femme, le retraité l'assure

"J'irai jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'on me dise que mon fils peut revenir." — Patrick Sabre

La galère des retraités handicapés

Patrick souffre de plusieurs maux. Opéré de la prostate, il est également sujet à des apnées du sommeil, à cela, il faut ajouter qu'il attend depuis deux ans, de pouvoir se faire poser une prothèse à l'épaule gauche. Une aide vient changer sa femme handicapée à 80 %, mais Patrick Sabre s'occupe seul de la maison, des papiers, des courses et ne peut plus le faire seul.

"Mon épouse souffre de dégénérescence digestive depuis 12 ans. Ça l'oblige avoir un régime particulier et à mettre des couches. Elle est diabétique, a une arthrose dorsale et doit se déplacer dans un fauteuil roulant pour aller dehors. Elle doit aussi être opérée pour ses problèmes digestifs. On est tout seul. Si je me fais opérer de l'épaule, qui va s'occuper de moi sur mon lit d'hôpital et de ma femme à la maison ? On a besoin de notre fils !"

Patrick Sabre et sa femme ont plusieurs recommandations médicales
Patrick Sabre et sa femme ont plusieurs recommandations médicales © Radio France - Mila Ta ninga

Décision administrative incomprise

Le dossier de la famille Sabre a été rejeté trois fois par la CAP, la commission administrative paritaire nationale. Il n'entre pas exactement dans les critères des mutations dérogatoires qui spécifient que "les demandes de mutation ayant pour objet de venir en aide à un ascendant ou à un collatéral concernent uniquement les situations apparues postérieurement à l'entrée dans les corps actifs de la police nationale et pour lesquelles la présence du fonctionnaire doit  être rendue impérative" .

Patrick et Marie-Monique Sabre, l'assurent : ils ont préféré cacher l'importance de leurs maladies à leur fils pour le laisser faire ses classes sans soucis. En revanche, aujourd'hui, les retraités de 59 et 60 ans sont au bout du rouleau. La venue de leurs fils serait un plus.

"On est fatigué psychologiquement. Nous avons deux petits enfants qu'on voit grandir sur Internet et des photos. Ça tourmente nos enfants aussi. Ils ont très peur de ce qui pourrait nous arriver." — Marie-Monique

" On essaie d'être optimiste " Marie-Monique Sabre

Les finances dans le rouge

Leur fils tente de venir voir ses parents dès qu'il a des jours de repos. C'est près de 1 500 km et une facture de 450 euros à chaque aller-retour. Ce qui le met aussi dans une situation financière difficile. Pour ses parents aussi les fins de mois sont compliquées à gérer.

Financièrement, les retraités Sabre s'en sortent difficilement

"Faut bien mourir un jour. Je préfère mourir devant la préfecture et faire tomber des têtes" P. Sabre

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