Un sénateur charentais enquête sur le malaise des policiers et des gendarmes
Un suicide de policier ou de gendarme par semaine : c'est le terrible constat auquel sont confrontées les forces de sécurité intérieure. Une commission parlementaire rend mardi son rapport. Elle est présidée par le sénateur de Charente, Michel Boutant.

Trois constats ont provoqué cette enquête parlementaire : l'augmentation anormale des suicides dans les forces de police et de gendarmerie ; les manifestations spontanées des intéressés en 2016 ; et le grand nombre d'heures supplémentaires depuis la vague d'attentats en France en 2015 et la surveillance aux frontières de l'immigration clandestine : aujourd'hui, près de 22 millions d'heures supplémentaires n'ont pas été payées. La commission a rencontré gendarmes et policiers sur le terrain, mais aussi leurs organisations représentatives, leur hiérarchie, les ministres de l'intérieur de ces cinq dernières années, des médecins et des psychologues.
Vers un livre blanc
La commission d'enquête parlementaire sur les forces de sécurité intérieure préconise 32 propositions concrètes pour remédier au malaise des gendarmes et des policiers. Elles donneront lieu à un "livre blanc", comparable à ce qui se fait pour la Défense nationale. Une loi de programmation pluriannuelle devra préciser le calendrier et le budget affecté aux mesures à prendre pour améliorer l'efficacité de ces forces de sécurité.
Interview de Michel Boutant, sénateur de la Charente et président de la commission d'enquête parlementaire