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Faits divers – Justice

Un suspect dans une affaire de crimes contre l'humanité arrêté en Mayenne

Trois individus, dont un chef rebelle tchadien, soupçonnés de crimes contre l'humanité au Tchad et au Soudan, ont été arrêtés en Mayenne, en Indre-et-Loire et dans Val-de-Marne, selon l'AFP.

Le chef rebelle tchadien, le général Mahamat Nouri.
Le chef rebelle tchadien, le général Mahamat Nouri. © Maxppp - PANAPRESS

Département Mayenne, France

Le chef rebelle tchadien, le général Mahamat Nouri, et deux autres suspects, ont été interpellés ce lundi en France dans une enquête ouverte depuis 2017 sur des soupçons de crimes contre l'humanité, commis au Tchad et au Soudan entre 2005 et 2010, selon des informations de l'AFP. 

Ils ont été arrêtés dans le Val-de-Marne, en Mayenne et en Indre-et-Loire puis placés en garde à vue par les enquêteurs de l'office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre, a indiqué le parquet de Paris. 

L'un des plus influents chefs rebelles tchadiens arrêté

L'opération a notamment visé le général Mahamat Nouri, arrêté ce lundi matin à son domicile dans le cadre d'une enquête pour crimes contre l'humanité, complicité de ces crimes, et association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes. Considéré comme l'un des plus influents chefs rebelles tchadiens opposé au régime d'Idriss Déby Itno, le général Nouri est le président fondateur de l'Union des forces pour la démocratie et le développement.  Il avait pris la tête d'autres rébellions au sein de l'Alliance nationale, qui avait mené en février 2008, une offensive sur N'Djamena et avait été tout près de renverser le régime du président Déby, retranché dans son palais.  Ils avaient été finalement repoussés par les militaires tchadiens après de violents combats. 

Paris avait à l'époque apporté un soutien décisif à l'armée, tout en démentant toute participation directe aux combats. Des divergences au sein des rebelles ont été une des causes de l'échec de l'offensive, la plus importante contre le régime du président Déby depuis 1990. L'est du Tchad et la région voisine soudanaise du Darfour nord étaient à l'époque des faits le théâtre de violences inter-communautaires et attaques de milices, précise l'AFP.

(Avec l'AFP)