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Un syndicat de pilotes fustige le rapport du BEA sur le crash de Générac

Le syndicat national du personnel navigant de l'aviation civile (SNPNAC) fait part de son "plus vif mécontentement" après la publication du rapport du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) sur le crash d'un bombardier d'eau l'été dernier à Générac.

Un Tracker et des pilotes de la sécurité civile lors de la cérémonie d'hommage à Franck Chesneau, pilote tué le 2 août dans le crash de son Tracker à Générac (Gard). 6 août 2019.
Un Tracker et des pilotes de la sécurité civile lors de la cérémonie d'hommage à Franck Chesneau, pilote tué le 2 août dans le crash de son Tracker à Générac (Gard). 6 août 2019. © Radio France - Sylvie Duchesne

Ce drame est dans toutes les mémoires dans le Gard, et dans celles des familles des pilotes de la base de la Sécurité civile de Nîmes-Garons. Au mois d'août l'été dernier, Franck Chesneau perdait la vie aux commandes de son tracker, alors qu'il luttait contre un incendie extrêmement violent à Générac. Vendredi dernier, le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile) a remis son rapport sur les circonstances et causes de l'accident.

"Notre première réaction est d'être totalement abasourdis par cette enquête un peu à charge. Ce qui est mis en avant, notamment à la charge du pilote, c'est sa méconnaissance de l'avion, ce qui est complètement faux et ahurissant." - Cédric Deperrois, secrétaire général du SNPNAC à Nîmes-Garons

"C'est quelqu'un qui avait plus de 300 feux derrière lui en plus de 11 années à la Sécurité Civile"

Selon le rapport du BEA publié le 8 juillet, l'accident du Tracker 22 est dû à des problèmes d'effectifs et de formation. Le syndicat national du personnel navigant de l'aviation civile (SNPNAC) déplore que le rapport mette "l'accent sur des errements dans la formation, ou une méconnaissance des feux" : "Les pilotes s'aguerrissent année après année au contact des feux et engrangent ainsi, peu à peu, une expérience considérable leur permettant de faire ensuite montre d'une expertise certaine", poursuit-il.

"Franck Chesneau, après plus de 12 ans passés au contact récurrent des feux, ne saurait être considéré comme un pilote "connaissant peu les phénomènes aérologiques liés à certains incendies" et c'est même faire injure à sa mémoire que d'oser le prétendre", pour le SNPNAC.   "C'est bien plus pratique et plus facile de mettre en avant des éventuelles erreurs de pilotage que d'expliquer pourquoi "le pilote était préoccupé par son avenir professionnel" ou de pointer les carences d'une administration qui n'aura jamais su mettre ses effectifs dans les dispositions mentales idéales pour aborder une saison feu", assure encore le texte.

"Le rapport a tout à fait raison en disant qu'il y a un manque d'effectifs. Donc, s'il y avait eu un peu plus d'effectifs, il (Franck Chesneau) aurait été accompagné d'un équipier dans un autre avion, ça oui, tout à fait.  Mais le manque d'effectifs, c'est malheureusement un phénomène que le syndicat a mis en avant auprès de son administration depuis plus d'une dizaine d'années, regrette Cédric Deperrois. C'est désormais en voie de régularisation, mais ça prend du temps. Effectivement le secteur Trackers manque d'effectifs, mais ce n'est pas le seul. Ce qui est dommage c'est de ne pas aller plus loin et expliquer pourquoi on manquait d'effectifs ; il s'agissait d'un souci de l'administration et du management qu'en avait fait l'administration"

"Le rapport a tout à fait raison en disant qu'il y a un manque d'effectifs "

Comment éviter un nouveau drame ? C'est tout l'objet du rapport d'enquête. Le syndicat aurait aimé que l'expertise permette de pousser plus loin les investigations et donner des pistes, des solutions, pour améliorer l'existant. "En terme d’organisation, ça n'a pas du tout été amélioré", selon Cédric Deperrois.

"On n'a pas de chef de base cette année, on n'en a pas du tout. L'an dernier, on en avait un qui "était ce qu'il était". Cette année, on n'en a plus du tout (..) de ce point de vue, ça ne s'est pas amélioré, certainement pas." - Cédric Deperrois, secrétaire général du SNPNAC à Nîmes Garons, au micro France Bleu Gard Lozère

Cédric Deperrois, secrétaire général du SNPNAC à Nîmes Garons "En terme d'organisation ça n'a pas du tout été amélioré"

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