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Un Tchétchène bien embarrassant à Die dans la Drôme

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Ce jeune homme de 24 ans a été assigné à résidence à Die il y a un an, soupçonné de liens avec la mouvance islamiste radicale. Mais il ne respecte pas les conditions de son assignation et il était ce lundi et pour la troisième fois devant le tribunal correctionnel à Valence.

Palais de justice de Valence
Palais de justice de Valence © Radio France - Charlotte Coutard

Ce Tchétchène de 24 ans a le statut de réfugié politique en France et ne peut donc pas être renvoyé dans son pays. Mais il est considéré comme potentiellement dangereux à cause de ses liens avec la mouvance djihadiste (il est soupçonné d'avoir notamment fait du prosélytisme sur internet). Avant l'état d'urgence, en octobre 2014, le ministère de l'Intérieur décide de l'éloigner de la région parisienne. Il est assigné à résidence à Die dans la Drôme. Sauf qu'il ne respecte pas les conditions de son assignation.

Ivre et agressif dans un bar à minuit

Ce samedi soir, à minuit, alors qu'il est censé ne pas bouger de son appartement durant la nuit, il fait du tapage dans un bar. Quand les gendarmes interviennent, il est ivre, les insulte et se rebelle. En journée, il doit pointer quatre fois par jour à la gendarmerie. Obligation qu'il ne respecte pas toujours. Pour non-respect des conditions de son assignation, le jeune homme a déjà été condamné à un mois de prison avec sursis en juillet, deux mois avec sursis en novembre. Pour le Procureur, le jeune homme a "déjà été suffisamment averti". Le ministère public réclame huit mois de prison ferme.

L'avocate du prévenu plaide la "vie compliquée" de son client depuis son placement à Die. Le jeune homme est seul, loin de sa famille restée en région parisienne, il ne peut pas travailler à cause de l'obligation de pointer quatre fois par jour. Lui s'exprime dans un français parfait, dit chercher à se faire des amis.

Le maire de Die écrit au ministre de l'Intérieur

Pas de prison. Ce sera finalement une contrainte pénale, c'est-à-dire des rendez-vous avec le service pénitentiaire d'insertion et de probation. "Il n'y aura pas de prochaine fois" avertit la Présidente du tribunal. Pour le maire de Die, c'est déjà la fois de trop. Gilbert Trémolet s'inquiète "de voir le jeune homme sortir le soir en toute impunité" et a saisi le ministre de l'Intérieur pour que l'individu soit "évincé du territoire diois". De son côté, __le parquet va faire appel de la décision du tribunal.

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