Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Un témoin des incidents de la fac de droit de Montpellier affirme avoir été victime de pressions policières

jeudi 5 avril 2018 à 18:00 Par Guillaume Roulland, France Bleu Hérault

Un étudiant de la fac de droit de Montpellier âgé de 53 ans affirme avoir subi des pressions policières alors qu'il était entendu comme témoin par les policiers du commissariat. L'homme a enregistré son interrogatoire qui a duré trois heures. Mais les choses ne semblent pas aussi simples.

L'audition du témoin a eu lieu le jeudi 29 mars, à l'hôtel de police de Montpellier.
L'audition du témoin a eu lieu le jeudi 29 mars, à l'hôtel de police de Montpellier. © Maxppp - Maxppp

Montpellier, France

La rédaction de France Bleu Hérault s'est procuré l'enregistrement d'une grande partie de l'audition du témoin.

Mais nous avons décidé de ne pas le diffuser, car il méritait d'être analysé.

Tocard !

Il y a certes d'un côté un policier manifestement très énervé, qui tutoie l'homme dont il est en train de recueillir la déposition, et qui de temps en temps, dérape même en le traitant de "tocard". 

Le policier cherche tout simplement à savoir si des enseignants de la faculté de droit ont bel et bien participé à l'évacuation de l'amphi occupé de la fac de droit, et si surtout, certains d'entre eux ont frappé des étudiants. 

Mais le problème, c'est qu'en face de lui, il y a un témoin qui s'emmêle dans le déroulement des évènements du 22 mars. 

Il croit avoir reconnu tel ou tel enseignant. Mais il a des doutes. Il n'est plus sûr de lui. Seulement à "60/70%" dit-il. 

Un deuxième enquêteur, beaucoup plus calme et mesuré intervient alors : "Monsieur, vous ne pouvez pas accuser quelqu'un avec un pourcentage. Vos déclarations sont très confuses". Le témoin ne réagit pas. 

Des policiers dans le commando ?

Si cet homme est entendu par la police, c'est parce qu'auparavant, il a adressé un courrier de 10 pages au Ministère de l'intérieur, dans lequel il sous-entend que des policiers se seraient peut-être trouvés parmi les membres du commando

Mais là aussi, les éléments qu'il avance sont très imprécis. Il croit reconnaître des tasers, mais en fait, ça n'en est pas.  Il s'agit plutôt de pistolets électriques en vente libre.

Est-ce parce qu'il a été déstabilisé par la façon dont il a été accueilli par les policiers que le témoin s'embrouille un peu dans ses déclarations ? C'est ce que pense son avocat, Maître Gille Gauer, qui a décidé de porter plainte après le traitement dont s'estime avoir été victime son client.

Selon nos informations, et après enquête, aucun policier ne se trouvait en tout cas dans l'enceinte de la fac de droit. 

L'Inspection Générale de la Police Nationale a pour sa part ouvert une enquête.