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Faits divers – Justice

Un réfugié irakien, cadre présumé du groupe État islamique, arrêté à Lisieux

jeudi 7 juin 2018 à 23:17 - Mis à jour le vendredi 8 juin 2018 à 7:19 Par Nolwenn Le Jeune, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

L'arrestation a eu lieu le 6 mars 2018. L'homme, un Irakien soupçonné d'être un ancien cadre du groupe Etat islamique, a depuis été mis en examen et écroué. L'information a été révélée par TF1/LCI. Il avait obtenu le statut de réfugié politique en juin 2017 et vivait à Lisieux, où il a été arrêté.

Opération anti terroriste (image d'illustration)
Opération anti terroriste (image d'illustration) © Maxppp - Claude Boyer

Lisieux, France

Soupçonné d'être un ancien cadre du groupe Etat islamique, Ahmed H. a été interpellé le 6 mars 2018 à Lisieux (Calvados), dans le quartier de Hauteville où il vivait. C'est la Direction Générale de la sécurité intérieure, la DGSI, qui a procédé à son arrestation. L'information été révélée ce jeudi 7 juin 2017 par TF1/LCI. Personne dans le Calvados ne semble au courant de l'opération. Le maire de Lisieux, Bernard Aubril, l'a notamment découvert en regardant le journal télévisé ce jeudi soir. Même ignorance du côté de la préfecture du Calvados, qui, jeudi soir, ne pouvait confirmer l'information.

Soupçonné d'avoir participé à un massacre près de Bagdad

L'homme, âgé de 33 ans, est arrivé en France durant l'été 2016. Il a obtenu le statut de réfugié politique en juin 2017 auprès de l'Ofpra, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, ainsi qu'une carte de résident de 10 ans. Un statut que l'Etat lui a retiré dans la foulée de son incarcération. Il est soupçonné d'avoir participé en juin 2014 au massacre d'un camp militaire au nord de Bagdad. 1700 jeunes soldats chiites avaient été enlevés puis exécutés. Il fait également l'objet d'une procédure judiciaire en Irak. Les autorités le soupçonnent d'avoir administré la région de Samarra au nord de Bagdad pour le compte de l'organisation Etat islamique.

Aucune activité terroriste depuis son arrivée sur le sol français

Durant sa garde à vue à Paris, il a nié toute implication dans les crimes qui lui sont reprochés. Il a été mis en examen le 9 mars 2018 pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "crimes de guerre". Il est depuis placé en détention. Selon une source interne aux renseignements français, il n'a eu aucune activité terroriste depuis son arrivée sur le sol français.