Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Un Toulousain ancien membre de la Marine nationale dépose plainte pour violences

-
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Une plainte contre X a été déposée en octobre dernier devant le parquet militaire de Rennes. L'auteur de la plainte est un haut-garonnais, ancien membre du groupement des plongeurs démineurs de la Manche, basé à Cherbourg.

Plongeurs démineurs école de plongée
Plongeurs démineurs école de plongée © Maxppp - LAUNETTE Florian

Haute-Garonne, France

On ne l'apprend que maintenant mais un ancien aspirant de l'armée, engagé comme civil dans la marine nationale à Cherbourg entre fin 2016 et début 2018, a déposé plainte en octobre dernier au parquet militaire de Rennes. Une plainte contre X pour "harcèlement sexuel, violences, et harcèlement moral ". L'homme dénonce des  humiliations répétées au groupement des plongeurs démineurs de la Manche.  

Souffre-douleur du groupe

Tout aurait commencé à son arrivée en octobre 2016 par un bizutage humiliant. Très vite il serait devenu le souffre-douleur du groupement des plongeurs démineurs de la Manche. L'homme de 28 ans décrit le harcèlement dont il aurait été la victime pendant des mois. 

Forcé de sauter de sept mètres depuis le quai de la base de Cherbourg dans l'eau froide de la Manche. Et cela à plusieurs reprises. Forcé de se déguiser en Miss Normandie ou en Jésus portant sa croix. Il décrit aussi les injures du genre : "Tu sers à rien, démissionne", "tu es débile", des remarques récurrentes sur son accent du sud et des insultes sexistes et à caractère homophobe. L'homme raconte aussi qu'un soir en boite de nuit, à Cherbourg, des officiers lui auraient demandé de coucher avec une fille même en la bousculant un peu. Il refusera. Les bizutages se seraient alors poursuivis jusqu'à deux fois par semaine.

Pas encore d'enquête ouverte par la justice 

Côté travail alors qu'il veut devenir plongeur on l'aurait cantonné à du rangement, demandé de faire un classement alphabétique de médicaments avec un compte informatique bloqué. La plupart de ces actes auraient été consignés sur un cahier. Pas pour laisser des traces mais apparemment pour s'en souvenir. L'homme écrira à la ministre des Armées, Florence Parly, saisira la cellule d’écoute des victimes. Mais rien... Aujourd'hui l'homme qui est retourné vivre chez ses parents à Toulouse se dit détruit. Il affirme même avoir fait une tentative de suicide. Pour l'instant le parquet n’a pas encore pris la décision d’ouvrir, ou non, une enquête.

Contactée, la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord ne fait pas de commentaires (gérés par le SIRPA de Paris).