Infos

Un trafic de chiens devant le tribunal de Chambéry

Par Anne Chovet, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu mardi 26 janvier 2016 à 11:14

© Maxppp

Un trafic de chiens de grande ampleur s'est ouvert ce lundi devant le tribunal correctionnel de Chambéry. Un couple d'éleveurs de Novalaise (Savoie) est soupçonné d'avoir frauduleusement importé des chiots.

Ils auraient importé 200 à 250 chiots dans des conditions indignes

Ce couple d’éleveurs de Novalaise (Savoie) est soupçonné d’avoir importé des chiots de Slovaquie et d’Espagne, de manière frauduleuse. Ils auraient importés 200 à 250 chiots par an entre 2011 et 2014 dans des conditions indignes. Ils achetaient ces chiens 300 euros et les revendaient le triple, dans des salons d’élevage partout en France. Pour effacer toute trace de leurs origines, les éleveurs enlevaient les puces électroniques au scalpel. Ces animaux, à la santé souvent fragile, avaient parfois des problèmes d’agressivité.

Des vétérinaires soupçonnés de complicité

Des vétérinaires falsifiaient la date des vaccins pour autoriser les animaux à être vendus dans des salons.

Les prévenus se défendent de mauvais traitement et de manquement à la bonne santé des animaux. Ils plaident la bonne fois, pour leur avocat Fernando Rondazzo : « il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise ».

La SPA s'est constituée partie civile. Tout comme Sonia, propriétaire de Iron, un spitz. Elle l'avait payé 850 euros, au salon animalia de Besançon en janvier 2012. Elle accuse les éleveurs d'avoir provoqué chez son chien un comportement dangereux qui l'a conduite à le faire piquer au bout d’un an.

"Je demande justice pour mon chien, Iron", Sonia

Le procureur a requis un an de prison dont quatre mois ferme pour le mari et un an avec sursis pour son épouse. Il demande aussi une amende de 10 000 euros chacun d’eux. Pour les trois vétérinaires jugés pour complicité de pratique illégale de la médecine vétérinaire, le parquet a requis là aussi 10 000 euros d'amende pour chacun.

Le tribunal correctionnel de Chambéry rendra son jugement ce vendredi 29 janvier.

Le témoignage de Sonia, elle a été obligée de faire piquer son chien

Partager sur :