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Faits divers – Justice

Un trafic de drogues de synthèse, consommées dans le milieu festif gay, démantelé à Nice

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

La brigade des stupéfiants de la sûreté départementale de Nice vient de démanteler un trafic de drogues de synthèse, consommées dans le milieu festif homosexuel niçois. Les policiers ont saisi au domicile d'un homme de 37 ans à Nice, 540 grammes de 3MMC et plus d'un litre de GBL.

Un trafic de drogue démantelé par la police de la sûreté départementale
Un trafic de drogue démantelé par la police de la sûreté départementale © Radio France - Sûreté départementale 06

Nice, France

Un homme de 37 ans, domicilié dans le centre-ville de Nice, a été interpellé par les policiers niçois alors qu'il réceptionnait un colis en provenance d'une société basée aux Pays-Bas.  Il est soupçonné d'avoir empoché 80.000 euros grâce à la vente de drogues de synthèse. À son domicile, un terminal de paiement par carte bancaire a été découvert lors d'une perquisition, ainsi que 540 grammes de 3MMC, une drogue de synthèse, et 1,25 litre de GBL, un solvant industriel utilisé de plus en plus fréquemment comme une drogue. 

L'homme a reconnu se livrer à un trafic de drogue 

En garde à vue, le suspect a reconnu la commande via Internet de drogue et la vente de plus d'un kilo et demi de 3MMC pour 21 000 euros (un montant et des quantités possiblement sous-évaluées, l'enquête n'est pas terminée). Il se livrait à cette activité depuis environ un an. La 3 MMC est un médicament de synthèse de la famille des cathinones. Elle peut coûter moins de 10 euros achetée en grande quantité, est parfois utilisée dans les milieux gay ou festif pour booster sa sexualité. 

Le gamma-butyrolactone (GBL) est un solvant industriel qui sert notamment à nettoyer les jantes de voiture ou à effacer les graffitis, interdit à la vente aux particuliers. Il est utilisé comme drogue sous une forme liquide, inodore et incolore, parfois en poudre ou en gélules. Ses effets euphorisants peuvent aussi se révéler très dangereux, mener jusqu'au comas ou à l'inconscience.  

"Le GBL a des effets très dangereux en fonction de son usage" prévient le président du centre LGBT Nice Côte d'Azur

Des homosexuels consomment du GBL lors de soirées à Nice pour ses effets euphorisants ou libérateurs sur le plan sexuel. Mais ce solvant peut provoquer un sommeil profond, voire le comas ou l'inconscience. Erwan Le Hô, préside le centre LGBT Nice Côte d’Azur, il explique"qu' il ne sert à rien, dans un objectif de prévention, de stigmatiser les consommateurs de ces drogues ou de les juger moralement mais de prendre acte de leur consommation et de les aider."

On est conscient de la problématique et de la consommation de GBL dans le milieu festif gay. Cette drogue est particulière et il y a eu des cas graves , des cœurs qui s'arrêtent, des gens dans des comas profonds.  Erwan Le Hô, président du centre LGBT Nice Côte d'Azur

Le président du centre LGBT ajoute qu'il faut "que les gens soient au courant des effets de cette drogue. Une goutte ça passe, deux c'est un excès et le cœur pourrait lâcher. Le GBL ne doit pas se mélanger avec l'alcool, les effets peuvent alors être très dangereux."

Le GBL a été responsable de plusieurs comas en France dont l'un s'est soldé par la mort d'un jeune homme de 23 ans en mars 2018 en Ile de France. "Les acteurs de santé, les associations LGBT, les établissements festifs travaillent ensemble, sont mobilisés et vigilants", précise Erwan Le Hô, "il ne faut pas hésiter à parler, à faire part de ses difficultés lorsqu'on veut sortir d'une addiction au GBL".