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Faits divers – Justice

Un trafic d’armes démantelé entre les Etats-Unis et la France : ils envoyaient pistolets et canons en pièces détachées

Un vaste trafic d’armes à feu a été démantelé fin février, annonce ce mercredi le parquet de Rennes. Les armes, achetées aux Etats-Unis, étaient envoyées par petits colis en région parisienne et ensuite disséminées dans toute la France. Quatre personnes sont en détention provisoire.

Un pistolet mitrailleur UZI (illustration)
Un pistolet mitrailleur UZI (illustration) © Maxppp - LARTIGUE Stephane

Rennes, France

Elles envoyaient des armes par pièces détachées en France ! Sept personnes ont été interpellées le 26 février dernier, quatre d’entre elles ont été placées en détention provisoire. C’est un vaste trafic international d'armes à feu qu'a révélé mercredi le parquet de Rennes. 

Une enquête de quatre mois... jusqu'aux Etats-Unis

L’affaire débute en novembre 2018. Suite à "perquisition anodine" dans le Morbihan, les gendarmes de la section de recherche d’Angers  commencent à enquêter sur un habitant de Seine-et-Marne. Cet homme achèterait et revendrait des armes. Rapidement, les gendarmes français se mettent en lien avec leurs collègues américains et découvrent l’existence d’un complice aux Etats-Unis. 

Surtout, ils mettent à jour un trafic très bien huilé. Aux Etats-Unis, l'associé se procure des armes en toute légalité. Elles sont ensuite envoyées en France, cette fois illégalement. En effet, l'homme les démonte et les dissimule dans de "multiples petits colis" vers de nombreuses adresses. 

Les armes saisies par la section de recherches d'Angers - Aucun(e)
Les armes saisies par la section de recherches d'Angers - Parquet de Rennes

Début février, les enquêteurs organisent une filature lors d'un nouveau voyage du complice aux Etats-Unis. Et l'homme est interpellé alors qu'il tente d'envoyer plusieurs colis "contenant une vingtaine de carcasses et de canons de pistolets-mitrailleurs". Trois jours plus tard, ce sont trois autres colis qui sont interceptés sur la plateforme fret de l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle. A l'intérieur : 30 culasses, des canons, ou encore des pièces de pistolet semi-automatique Beretta 92S

Des pistolets mitrailleurs et de la dynamite

Le 26 février, les gendarmes de la section de recherches d'Angers mènent une opération pour interpeller les autres membres du réseau, en lien avec leurs collègues du Loiret, de la Nièvre, de la Savoie, du Val-de-Marne et de la Seine-et-Marne. Des analystes d'Interpol et des membres du GIGN de Dijon sont également mobilisés.

Lors de ces perquisitions, une soixantaine d'armes de poing dont une dizaine de pistolets mitrailleurs sont saisies, tout comme une vingtaine "d'armes d'épaule". A Nemours, en Seine-et-Marne, les enquêteurs découvrent un "véritable atelier de confection d'armes" : près d'une cinquantaine d'armes sont en cours de préparation ou prêtes à l'emploi. 

Chez un autre trafiquant, sont découverts, enterrés, neuf bâtons de dynamite d'origine suisse, et des grenades défensives. 

Quatre individus en détention provisoire

Sept personnes sont finalement interpellées et placées en garde à vue. Finalement, quatre d'entre elles sont déférées devant la justice et placées en détention provisoire. Elles sont mises en examen pour "infractions à la législation sur les armes de catégorie A et B en bande organisée", mais aussi "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits punis de dix ans de prison".