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Un vaste réseau de proxénétisme démantelé entre la Haute-Savoie et la région parisienne

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Ce réseau, dont les chefs de file opéraient depuis la Haute-Savoie, exploitait une quarantaine de jeunes femmes sur la région parisienne. L’Office central pour la répression de la traite des êtres humains et la police judiciaire (PJ) des Savoie ont interpellé neuf personnes, en septembre et octobre.

Un vaste réseau de proxénétisme a été démantelé entre la Haute-Savoie et la région parisienne.
Un vaste réseau de proxénétisme a été démantelé entre la Haute-Savoie et la région parisienne. © Maxppp - -

Pour l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) cette affaire est emblématique. "Elle démontre comment sont organisés ces réseaux de proxénétisme. Ils fonctionnent comme de vraies entreprises avec une répartition des rôles extrêmement déterminée", détaille la commissaire Elvire Arrighi, à la tête de cette unité chargée de travailler sur les affaires (nationales et internationales) de proxénétisme les plus graves et les plus complexes. 

Une quarantaine de jeunes femmes exploitées 

Les enquêteurs de l’OCRTEH et de la police judiciaire des Savoie ont travaillé plus d’une année sur ce dossier. Entre septembre et début octobre, neuf personnes ont finalement été interpellées, dont sept dans le nord de la Haute-Savoie. "C’est depuis ce département que le réseau, d’origine colombienne, exploitait une quarantaine de jeunes femmes, précise la commissaire Elvire Arrighi. Ces dernières venues d’Amérique Latine se prostituaient dans des appartements de la région parisienne." Lors des différentes perquisitions, la police judiciaire a saisi plus de 100.000 euros.

L’enquête révèle que les membres du réseau s’occupaient de tout. Les voyages jusqu’en Europe pour les jeunes femmes, les locations d’appartements, la gestion des lignes téléphoniques… avec des rôles "extrêmement bien répartis" au sein de l’organisation. "Cela va jusqu’à la prise de rendez-vous avec le client, poursuit la patronne de l’OCRTEH. Il croit appeler une prostituée sur la région parisienne mais il ne discute même pas avec celle qu’il va rencontrer." Il parle avec un "standard" situé en Haute-Savoie et qui, ensuite, va transmettre les détails du rendez-vous à la jeune femme. 

"Ces jeunes femmes sont des esclaves contre leur gré (...) prisonnières d'un système qui les dépasse" - Commissaire Elvire Arrighi, directrice de l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains   

ECOUTEZ la commissaire Elvire Arrighi, directrice de l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains.

Criminalité organisée

Avec cette affaire, l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains insiste également sur les conditions de vie des jeunes prostituées. "Même si elles disent être consentantes, elles deviennent rapidement dépendantes matériellement de ce réseau, martèle la commissaire Arrighi. Pour se prostituer, elles ont besoin de ce réseau qui devient une petite entreprise. On ne peut pas parler d'autre chose que de criminalité organisée avec une distribution commerciale des différents postes de travail. Et c'est en effet une affaire emblématique pour la police judiciaire."     

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