Faits divers – Justice

Un verger détruit à Vigeois, les pomiculteurs stupéfaits malgré les efforts entrepris

Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin jeudi 7 janvier 2016 à 17:48 Mis à jour le jeudi 7 janvier 2016 à 18:00

Un verger de 1.600 jeunes pousses a été pris pour cible juste avant Noël
Un verger de 1.600 jeunes pousses a été pris pour cible juste avant Noël © Maxppp - Jean-Philippe Juan

Le verger d'un arboriculteur a été saccagé juste avant Noël. Une enquête est en cours pour tenter de retrouver le ou les coupables. Les pomiculteurs s'indignent de la casse d'un outil de travail, malgré les efforts entrepris pour limiter l'impact de l'utilisation des pesticides.

Qui en veut à un pomiculteur à Vigeois, près d'Uzerche ? C'est l'interrogation des professionnels du secteur et c'est ce que devra tenter de déterminer l'enquête des gendarmes de la brigade de recherche de Brive après le saccage d'une parcelle de 1.600 jeunes pousses juste avant Noël. Et après la découverte, il y a quelques jours, de la dégradation de 50 pommiers adultes tout près de cette parcelle.

Pas une première

Ce n'est pas la première fois qu'un producteur est touché par ce genre d'actes. Plusieurs enquêtes ont d'ailleurs été closes faute de preuves ces derniers mois. C'est l'incompréhension pour les pomiculteurs qui estiment faire pas mal d'efforts pour limiter l'impact de leur activité sur l'environnement et notamment la dérive des pesticides. "Il y a une cellule de crise qui est active pour trouver des solutions entre les arboriculteurs et le voisinage", explique Patrice Blanchet, pomiculteur à Coussac-Bonneval, "en partenariat avec l'association ONGF Allassac" qui milite pour la défense de l'environnement. Il y a, par exemple, la plantation de haies ou la mise en place de filets anti-dérive.

Une association écologiste en soutien du pomiculteur

Dans un communiqué, l'association dénonce "vigoureusement" cet acte.

"Nous voulons croire que cet événement inacceptable ne sera pas de nature à remettre en cause ces mesures concertées." La perte nette est estimée à plus de 7.000€ pour le pomiculteur pris pour cible parce que les assurances ne prennent pas en charge ces dommages.

Le verger d'un pomiculteur saccagé à Vigeois, reportage

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