Faits divers – Justice

Un violeur en série présumé arrêté à Tours

Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine et France Bleu lundi 13 novembre 2017 à 17:04

Le procureur de Tours Jean-Luc Beck, aux côtés des enquêteurs de la sûreté départementale
Le procureur de Tours Jean-Luc Beck, aux côtés des enquêteurs de la sûreté départementale © Radio France - Xavier Louvel

Un homme de 46 ans, un habitant de Saint-Branchs, a été arrêté et mis en examen pour viols avec arme et viol. Ce père de famille aurait agressé trois femmes d'une vingtaine d'années à Tours entre juillet et début novembre. Il a été confondu par son ADN retrouvé sur deux des victimes.

Un tourangeau de 46 ans a été interpellé ce samedi matin, chez lui à Saint-Branchs, au sud de Tours. Il est l'auteur présumé de trois viols sur la ville de Tours entre juillet et début novembre. Les enquêteurs l'ont confondu grâce à des traces ADN retrouvées sur deux de ses victimes. L'homme, au chômage, marié et père de deux enfants, n'avait pas d'antécédent judiciaire. Devant les enquêteurs, il n'a pas reconnu pleinement les faits. Il a été présenté ce lundi à un juge d'instruction pour se voir notifier une mise en examen pour "viols avec arme" et "viol". Il a été placé en détention en attendant son procès.

Nous sommes soulagés de l'avoir arrêté" - Jean-Luc Beck, procureur de la République de Tours

La première agression a eu lieu le 8 juillet à 5h du matin, aux Deux-Lions, sur le pont qui mène au quartier, sous la menace d'un cutter. La deuxième et la troisième agression se sont produites à Tours dans le quartier Christ-Roi, l'une le 26 octobre à 2h45 du matin, et l'autre le 5 novembre à 4h30. A chaque fois, les victimes ont une vingtaine d'années (20, 24 et 28 ans). Elles rentraient d'un spectacle ou d'une soirée, à pied. "Elles sont aujourd'hui traumatisées" a dit le procureur de Tours Jean-Luc Beck lors d'une conférence de presse convoquée ce lundi après-midi.

Un homme, la quarantaine, boucle d'oreille et dégageant une forte odeur de tabac froid

L'enquête a été menée par la sûreté départementale du commissariat de Tours. Ils ont travaillé sur un portrait de l'agresseur, après les descriptions des victimes : un homme d'une quarantaine d'années, une boucle à l'oreille gauche, et une odeur très forte de tabac froid. De l'ADN a été trouvé sur deux des victimes, mais le profil n'était pas dans le fichier national des empreintes génétiques. Les policiers se sont aussi attachés à étudier les images des caméras de vidéosurveillance sur les lieux des agressions. Ils ont pu identifier le véhicule de l'agresseur, une citroën Xantia.

L'agresseur risque jusqu'à vingt ans de prison

Les patrouilles de police de nuit sont alertées. L'une des équipes tombe finalement sur une Xantia dans la nuit de jeudi à vendredi, conduite par un homme avec une boucle d'oreille et avec une forte odeur de tabac froid. L'homme est identifié et interpellé chez lui ce samedi matin, devant ses enfants et sa femme. Un prélèvement ADN est pratiqué au commissariat. Six heures plus tard, l'Institut de Génétique Nantes Atlantique rend son verdict : il s'agit bien de l'agresseur. Devant les enquêteurs, l'homme ne reconnait pas pleinement les faits. Il dit d'abord ne se souvenir de rien. Il assure ensuite que les jeunes femmes étaient consentantes, "avant finalement de commencer à prendre conscience de la gravité des faits reprochés" dit Jean-Luc Beck. Il risque jusqu'à vingt ans de prison.