Faits divers – Justice

Un violeur présumé est acquitté par la cour d'assises

France Bleu Maine et France Bleu Poitou mercredi 16 avril 2014 à 11:16

palais de justice de poitiers
palais de justice de poitiers © Radio France

Soupçonné d'avoir drogué et violé une collègue de travail, un jeune banquier a été acquitté par la cour d'assises de la Vienne à Poitiers.

Les faits remontent à 2010, pendant un séminaire de travail dans la Sarthe. Ce jeune banquier, un Poitevin de 26 ans, participe à un dîner avec des collègues, dont sa supérieure hiérarchique. Elle remarque des regards insistant du jeune et se confie à d'autres participants au dîner.

Après le repas, elle se rend dans le jardin de l'hôtel et s'effondre "comme un pantin articulé " selon les témoins. Elle n'a bu que deux verres d'alcool, mais ce malaise serait dû à une dose de somnifères d'après les expertises. Elle affirme ne pas en avoir pris ce soir-là. Ensuite, la victime ne se souvient de rien, sauf quelques flashes.

Des collègues l'aident à se relever et le jeune homme la raccompagne à sa chambre. S'ensuit une relation sexuelle "consentie " selon l'accusé, "un viol " selon la victime. Le jeune banquier envoie même un SMS à des amis avec la photo de la femme nue, étendue sur le lit.

Pendant les deux jours de procès cette semaine, les témoins ont défilé à la barre de la cour d'assises de la Vienne, à Poitiers. Ils décrivent tous un jeune homme "galant ", "respectueux ", "incapable de commettre un tel acte ". Son père, ancien bâtonnier de Poitiers et ancien conseiller municipal témoigne lui aussi : "Mon fils, c'est mon dernier client. "

La victime, elle, raconte les rares souvenirs qui lui restent de cette soirée, et le traumatisme qui suit, quand elle se rend compte le lendemain de l'acte sexuel. 

Finalement, la cour d'assises de la Vienne a acquitté le jeune banquier. Les jurés l'ont innocenté après seulement deux heures de délibéré.

Alors que ce verdict soulage l'acquitté et ses proches, il a l'effet d'un coup de massue pour la victime, qui risque de "vivre des moments très difficiles ", selon son avocate.

PROCES ASSISES 2 / PAF

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