Faits divers – Justice

Un violeur présumé fait une tentative de suicide le jour de son procès

Par Anne-Natacha Bouillon, France Bleu Roussillon lundi 18 janvier 2016 à 18:05

Palais de justice de Perpignan
Palais de justice de Perpignan © Radio France

Un homme de 68 ans devait être jugé à partir de ce lundi 18 janvier pour viols et agressions sexuelles sur trois jeunes filles. En 2014, son procès avait été reporté. Il était inapte. L'homme a fait une nouvelle tentative de suicide.

Bis repetita. L'homme de 68 ans qui devait être jugé pour viol à partir de lundi 18 décembre devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales ne s'est pas présenté à l'audience, comme en 2014.

Il s'était alors injecté un produit qui l'avait complètement shooté. On avait estimé qu'il était incapable d'être jugé. Cette fois, il ne s'est toujours pas présenté à l'audience. Les gendarmes l'ont découvert gisant au sol chez lui. 

Il a été amené inconscient à l'hôpital de Perpignan, où il est en réanimation

L'homme est accusé d'avoir violé et commis des attouchements sexuels sur des filles de 8, 11 et 18 ans . Les faits remontent entre 2009 et 2010 à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Les médecins devront se prononcer ce mardi pour savoir s'il est apte à être jugé.

Les victimes attendent toujours

Marie (c'est un prénom d'emprunt) est venue avec sa fille, violée à l'âge de 8 ans : "Il dit qu'il a été manipulé par les enfants, c'est terrible, c'est très dur à supporter."

La plus jeune des victimes est aujourd'hui âgée de 16 ans. Elle a encore beaucoup de mal à s'en remettre. "Il n'a pas le courage de venir, alors que s'il n'avait rien à se reprocher, il serait là."

"Moi à 8 ans, si j'avais eu le choix entre un sexe et une Barbie, j'aurais choisi une Barbie."

Lui a toujours nié les faits lors des différents interrogatoires. Il parle de manipulation. Il est défendu par Maitre Catherine Barrère. "On a quand même considéré que ces jeunes personnes avaient menti", précise-t-elle. "Ce sont des familles avec des problèmes, qui voient des films porno."

La cour se prononcera mardi matin sur la poursuite du procès. Sinon, il sera reporté au premier février. La session sera alors prolongée.

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