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Faits divers – Justice

Un "voyeur" dans une station de ski de Savoie coupable d'avoir regardé une femme aux toilettes

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Jugé à Albertville ce vendredi, un Savoyard de 31 ans est reconnu coupable de "voyeurisme" dans une station de Maurienne (73). Il a grimpé sur sa cuvette et a observé la femme qui était dans les toilettes d'à côté. Une affreuse méprise, d'après lui.

Toilettes pour femmes
Toilettes pour femmes © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Villarembert, France

Un enchaînement de circonstances, à l'entendre. Digne d'un film de Pierre Richard. Sauf que ce n'est pas "Le distrait", mais l'indiscret. 

Sa version des faits, la voilà. À la fin de sa journée de travail, il va s'acheter une pâtisserie dans la station du Corbier, sur la commune de Villarembert. Il a une envie pressante. Les toilettes publiques pour hommes sont toutes occupées, alors il va chez les femmes. 

C'est après que ça se complique...

Vérification de la VMC ?

Suite de sa version. Il se trouve qu'il travaille pour une société d'entretien des sanitaires qui a perdu le contrat avec la station de ski. Alors qu'il vient d'uriner dans sa toilette pour femmes, il lui vient en tête de vérifier que les concurrents font bien leur travail. Et donc il grimpe sur la cuvette dans le but d'analyser la propreté de la VMC. Par le plus grand des hasards, selon lui, dans les toilettes d'à côté, se trouve en position intime une femme. 

La procureure de la République, "pour le moins perplexe" ne croit pas du tout à la théorie du grand professionnalisme. "Quand la dame assise a relevé la tête, elle vous a vu en train de la regarder. Vous ne sembliez pas préoccupé par la VMC". 

Sur le moment, la femme surprise hurle, le fautif s'excuse et se réfugie en panique dans le local technique. La femme revient avec son compagnon fou de rage. Elle croit apercevoir l'homme en train de remonter son pantalon - il nie - il prend la fuite et finit par être rattrapé et livré aux gendarmes. 

Observer les parties intimes est un délit

L'homme de 31 ans est père de trois jeunes enfants. Son casier judiciaire est vierge. "Aucune trace de déviance", insiste son avocat. Son scénario de vérification de la VMC, il est compliqué, "mais pas impossible". 

À la barre, le prévenu s'excuse platement, il a l'air très sincère. Il dit avoir paniqué quand il s'est rendu compte qu'il n'aurait pas dû être là où il était et qu'il n'aurait pas dû voir ce qu'il a vu. "Une situation stupide". Une pure méprise. La victime n'est pas là pour entendre la repentance. 

Pédagogie

À titre pédagogique, au sujet de cette affaire "inhabituelle", Anne Gaches, la procureure de la République d'Albertville, rappelle la loi, pour ceux qui seraient tentés de regarder dans les toilettes d'à côté. 

Observer les parties intimes dans un lieu clos, sans le consentement de la personne, est passible d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende. 

C'est l'article 226-3-1. Le fait de filmer ou de photographier est une circonstance aggravante - ce qui n'est pas le cas dans notre affaire. 

► L'homme est reconnu coupable et condamné à 60 heures de travail d'intérêt général, dans une association, travail non rémunéré. 

Si ce travail social n'est pas effectué d'ici 18 mois, il ira deux mois en prison.

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