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Faits divers – Justice

Une affaire d'escroquerie rocambolesque au tribunal de Mont-de-Marsan

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Par , France Bleu Gascogne

Un écossais est jugé ce mardi au tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan pour avoir extorqué 450 000 euros à un commerçant landais entre 2005 et 2007. Il se faisait passer pour un investisseur disposé à prêter de l'argent moyennant des cautions... qu'il encaissait sans jamais allouer de prêt.

Le prévenu, un homme écossais, avait déjà orchestré ce genre d'escroquerie ailleurs sur le globe.
Le prévenu, un homme écossais, avait déjà orchestré ce genre d'escroquerie ailleurs sur le globe. © Maxppp - Philippe Turpin

Mont-de-Marsan, France

Entre 2005 et 2007, un Écossais a mené une vaste opération d'escroquerie à hauteur de 450 000 euros, en se faisant passer pour le gérant d'une société d'investissements auprès d'un buraliste de Biscarrosse. Celui-ci a accepté de lui verser des sommes en gage de caution, en échange d'un prêt.  L’Écossais a empoché les sommes sans jamais allouer de prêt à sa victime.

Tout commence par une vente de bateaux. En 2005, un buraliste landais, ancien marin, souhaite acquérir une petite dizaine de bateaux de pêche. Il rencontre dans un port de Dakar, au Sénégal, un armateur breton prêt à lui vendre sa flotte pour huit millions d'euros.

Une somme considérable pour le buraliste, qui décide de faire appel à une société d'investissement pour pouvoir financer son projet d'achat. Il rencontre alors un Écossais, qui se présente comme un investisseur disposé à lui avancer une telle somme, moyennant plusieurs cautions de dizaine de milliers d'euros. Le buraliste doit finalement céder 450 000 euros à l’Écossais pour pouvoir accéder à un prêt. 

De là, l'affaire se complique, puisque le buraliste parvient à verser 150 000 euros, mais ne peut assurer les 300 000 restant. C'est alors le propriétaire des bateaux qui va lui-même avancer une partie de la somme, pressé de vendre sa flotte pour ensuite pouvoir profiter de sa retraite. 

Les tractations se poursuivent jusqu'en 2007. Quand les 450 000 euros sont finalement remis à l’Écossais, celui-ci disparaît dans la nature, sans tenir sa promesse de prêt. Les deux hommes escroqués décident alors de porter plainte. En 2011, la trace de l'arnaqueur est retrouvée par les enquêteurs, qui découvrent par ailleurs qu'il n'en est pas à son premier coup. Il est interpellé et placé sous contrôle judiciaire.

Un dossier renvoyé à répétition pendant près de 8 ans

Mais l'instruction, ouverte peu après l'interpellation de l’Écossais, prend beaucoup de retard. Le dossier ne cesse d'être renvoyé en raison d'erreurs sur les ordonnances ou de dysfonctionnements lors des audiences. En mars 2019, le dossier est par exemple une fois de plus renvoyé, faute d'interprète pour traduire les propos du prévenu. 

Le dossier aura couru sur près de 8 ans, avant l'audition de ce mardi au tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan. Entre temps, le buraliste de Biscarrosse s'est retrouvé ruiné suite à l'affaire, et l'armateur breton est décédé en 2017, sans jamais avoir pu être totalement remboursé. 

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