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Faits divers – Justice

L'infirmier agressé avec un lance-flammes artisanal dénonce la drogue au centre hospitalier de la Chartreuse à Dijon

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Par , France Bleu Bourgogne

Sous l'effet de la drogue, un homme muni d'un briquet, a voulu transformer un aérosol déodorant en lance-flammes samedi après-midi au centre hospitalier spécialisé de la Chartreuse à Dijon. La CGT dénonce une nouvelle fois le manque de personnel dans l'établissement.

Le centre hospitalier spécialisé de la Chartreuse à Dijon
Le centre hospitalier spécialisé de la Chartreuse à Dijon © Maxppp - JC Tardivon

Dijon, France

Un patient du centre hospitalier spécialisé de la Chartreuse à Dijon a tenté samedi d'attaquer des infirmiers, avec une bombe aérosol de déodorant et un briquet qu'il voulait transformer en lance-flammes. Les faits se sont déroulés samedi en fin d'après-midi.  Le syndicat CGT dénonce une nouvelle fois le manque de personnel et beaucoup de passage de produits illicites au sein de l'établissement. L'auteur des faits aurait en effet agit sous l'effet de la drogue.

Pas assez de moyen pour surveiller l'entrée de drogues dans l’hôpital

Léo Chambelland a été agressé par un patient sous l'emprise de la drogue samedi. Cet infirmier de 24 ans est aussi élu CGT au Comité Hygiène et Conditions de Travail du centre hospitalier spécialisé de la Chartreuse. Il estime que "le personnel n'est plus en sécurité dans les services :  beaucoup de personnes sont de passage. Depuis quelques années, la Chartreuse est soumise à la performance : le nombre de personnel  baissé. Notre charge de travail nous laisse moins de temps pour surveiller les cours. On n'a pas les moyens."

L'infirmier souligne que "plusieurs événements graves" se sont produits cet été à La Chartreuse de Dijon : "depuis début juillet on s'en est toujours sorti mais ça pourra pas durer éternellement : il y a eu plusieurs fugues, un incendie dans une chambre, un patient a voulu attaquer une équipe d'infirmières. La drogue, on sait qu'il y en a. Les patients fument sous notre nez ou consomme des drogues de synthèse. On n'a pas le droit de les fouiller. Mais la violence et tous les syndromes psychotiques n'existeraient pas sans la drogue".

La direction promet une meilleure sécurisation avec vidéosurveillance

Le centre hospitalier spécialisé de la Chartreuse à Dijon répond que "les effectifs ont été augmentés notamment dans les unités fermées. Au 1er janvier, un renforcement des équipes est également prévu dans le cadre de l’ouverture d’une Plateforme d’Orientation Psychiatrique.

En ce qui concerne la sécurité et la circulation de produits stupéfiants, les services de police ont déjà été sollicités à de nombreuses reprises et effectuent régulièrement des contrôles inopinés. Ils ont bien entendu été alertés sur ce nouvel incident. Un protocole est actuellement en cours de mise en place avec la Police, la Justice et le Centre Hospitalier pour une meilleure sécurisation de l’établissement avec entre autres un dispositif de caméras de vidéosurveillance. Le patient mis en cause est par ailleurs en attente d’un transfert en région parisienne."

Professionnels à bout et menaces sur l'avenir de la profession d'infirmier

L'ordre régional des Infirmiers Bourgogne Franche Comté a vivement réagit à cette agression. Dans une lettre ouverte, l'ordre régional explique que "les professionnels, tout mode d’exercice confondu, sont à bout. Les agressions mettent aussi à mal le renouvellement de la profession avec des étudiants infirmiers se questionnant sur leur réelle volonté d’engagement ou sur la continuité à donner à leur cursus constatant l’évolution des conditions du métier. Ce n’est pas l’avenir à court terme qui est menacé si des mesures ne sont pas actées mais tout simplement le futur de la profession dans son ensemble. Nous nous devions de réagir pour souligner l’apathie qui règne autour de cette situation. Mais allons plus loin aujourd'hui, en signalant que c'est tout simplement l’avenir de notre profession qui se trouve en question et sans doute une partie du système de santé."

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