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Faits divers – Justice

Poitiers : des soignants agressés cette nuit à l'hôpital psychiatrique Laborit

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Par , , France Bleu Poitou

La CGT révèle qu'un soignant a été victime d'une agression dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 juin. Il aurait été frappé au visage par un patient.

CH Henri Laborit
CH Henri Laborit © Maxppp - Patrick Lavaud

Poitiers, France

C'est une nuit noire qu'a connu le centre hospitalier psychiatrique Henri Laborit entre le jeudi 13 et le vendredi 14 juin. Selon la CGT, des membres du personnel ont été victimes de plusieurs agressions, dont l'une a conduit à l’hospitalisation d'un soignant aux urgences.

Ce salarié de l'hôpital, qui s’était retrouvé seul à gérer plusieurs patients, aurait reçu plusieurs coups au visage de la part de l'un d'eux. L'agression a conduit à une ITT de plusieurs jours. 

La CGT de l'hôpital avait déjà tiré la sonnette d'alarme

Dans un communiqué publié ce vendredi, le syndicat rappelle avoir déposé un droit d'alerte dans la nuit du 12 au 13 juin suite à une visite des membres du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. "Cette nuit là, comme malheureusement depuis de nombreuses nuits, les membres du CHSCT ont pu noter l'absence de soignants dans plusieurs services."

Des personnels se retrouvent à devoir gérer plusieurs unités à la fois

Ce manque de personnel met gravement en danger les soignants comme les patients, selon la CGT. 

Suite à l'agression, la direction renforce les effectifs 

Au lendemain de l'agression, le syndicat CGT a été reçu ce vendredi dans la matinée par la direction. Cette dernière aurait proposé un quota de 18 nuits qui seraient réalisées par des infirmiers intérimaires. 

La CGT salue un premier pas mais malheureusement c'est loin d'être suffisant 

Cette agression intervient dans un contexte social tendu, après qu'en 2018 "la direction a procédé à de très nombreuses suppressions de postes", précise Eric Plat, secrétaire général de la CGT Laborit.

Ce sont les soignants et les patients qui font les frais de cette politique purement gestionnaire

Les vacances scolaires approchant, le syndicat se dit particulièrement inquiet et affirme redouter des actes encore plus graves que ceux de la nuit précédente. Pour les délégués du personnel, la seule solution réside dans l'embauche de salariés qualifiés. 

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