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Faits divers – Justice

Une alternative à la prison expérimentée à Marseille

mercredi 10 octobre 2018 à 17:19 Par Philippe Boccara, France Bleu Provence et France Bleu

Héberger des petits délinquants sans logement et atteints de troubles mentaux plutôt que de les enfermer en prison. C'est le pari d'une équipe de chercheurs et médecins marseillais. L'objectif est, entre autres, la lutte contre la récidive. Le test sera lancé à Marseille au premier trimestre 2019.

L'entrée des nouveaux bâtiments des Baumettes à Marseille
L'entrée des nouveaux bâtiments des Baumettes à Marseille © Radio France - Tony Selliez

Marseille, France

Dès le premier trimestre 2019, le test sera lancé à Marseille. Au moins trois personnes par mois (100 en deux ans) seront "recrutées" directement pour le programme après leur jugement en comparution immédiate. Ce projet s'appelle AILSI, Alternative à l'incarcération par le logement et le suivi intensif. Cette initiative est possible grâce à la participation de plusieurs ministères, dont celui de la justice, mais aussi grâce à des fonds privés, comme ceux de fondations. Il faut en effet payer les logements d'accueil.

Objectif, éviter la récidive

C’est une approche nouvelle de la punition selon un des investisseurs du projet, "elle donne aux jeunes des chances de s'en sortir". La cible du programme est constituée d’hommes plutôt jeunes, sans logement et atteints de troubles mentaux, la plupart du temps sans travail ni famille, auteurs de délits mineurs, par exemple outrage à agent ou vol à l'arraché. Ce sont des personnes jugées dans un délai très court

Si le juge applique le projet AILSI, le prévenu sera d'abord hébergé dans un logement collectif, ensuite, il aura un logement individuel et un accompagnement avec psychiatre et addictologue. Cela complété par du coaching pour trouver un emploi. Le suivi doit durer deux ans. 

Pour l’heure, ce projet doit être finalisé avec les différents ministères et les fondations. Une étude sera menée à Marseille pendant cinq ans et sur 120 prévenus pour évaluer les bénéfices de ce dispositif. Il doit notamment éviter la récidive.