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Faits divers – Justice

Une avocate de Bordeaux condamnée pour avoir pioché dans les comptes de ses clients

lundi 28 novembre 2016 à 16:02 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde et France Bleu

Une avocate de Bordeaux (déjà radiée du Barreau) a été condamnée à 2 ans de prison avec sursis, pour avoir détourné 218 000 euros de plusieurs clients entre 2011 et 2014. Pour, avait-elle justifié, "s'assurer un train de vie à la hauteur" de ses collègues.

Le palais de justice de Bordeaux
Le palais de justice de Bordeaux © Radio France - Radio France

La condamnation a été conforme aux réquisitions lors du procès il y a un mois. Deux ans de prison avec sursis pour abus de confiance, auxquels s'ajoutent, l'interdiction à vie d'exercer la profession d'avocat, l'obligation de soins et l'obligation de rembourser ses victimes. Cette avocate Bordelaise de 40 ans a, durant trois ans, profité de certains clients, leur dérobant 218.000 euros, pour "s'assurer un niveau de vie à la hauteur de ses confrères, dans un milieu où il faut paraître".

Un engrenage

Ils sont 1.350 avocats inscrits au Barreau de Bordeaux. "Beaucoup de confrères sont en difficulté" avait d'ailleurs plaidé son conseil, maître Grosselle, lors de l'audience. "Les charges ont augmenté, et les clients ont du mal à payer" avait-il expliqué, détaillant la descente aux enfers de son ex-consœur. Elle élève seule ses 2 enfants. Elle doit s'occuper de ses parents malades, et son association avec un collègue a tourné au désastre.

"Un milieu où il faut paraître"

Alors la tentation a "sans doute été trop forte". Mais elle pensait pouvoir rembourser un jour. Car c'est "un milieu où il faut paraître" (c'est ce qu'elle a raconté à l'audience) où " ses 2.000 à 2.500 euros par mois", ne suffisaient plus. Pendant 3 ans, elle a donc trahi ceux qu'elle était censée défendre : en détournant l'emprunt d'une mère analphabète, les indemnités d'une salariée licenciée ou la part du divorce obtenue par l'une de ses clientes.

C'était pourtant "une brillante avocate" selon maître Grosselle. Elle va devoir se trouver désormais un autre avenir et des employeurs qui lui feront à nouveau confiance. Elle a dix jours pour un éventuel appel.