Faits divers – Justice

Une caissière de Moselle licenciée pour quelques euros manquants

Par Rachel Noel, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu mercredi 7 septembre 2016 à 19:22 Mis à jour le jeudi 3 novembre 2016 à 8:03

Une caissière d'Intermarché licenciée pour des erreurs de caisse de quelques euros
Une caissière d'Intermarché licenciée pour des erreurs de caisse de quelques euros © Maxppp - PHOTOPQR/LE TELEGRAMME FRANCOIS DESTOC

Marjorie, ancienne caissière de l'Intermarché de L'Hôpital en Moselle-Est, attaque son employeur devant les prud'hommes. L'audience a lieu ce jeudi 3 novembre. Elle a été licenciée en août 2015 pour quelques euros qui manquaient dans son tiroir caisse.

Une caissière d'un supermarché d'une commune de Moselle-Est licenciée en août 2015, attaque son employeur devant les prud'hommes. L'audience a lieu ce jeudi 3 novembre 2010 devant les prud'hommes de Forbach. Elle s'est fait licencier pour faute. Il manquait quelques euros dans sa caisse. On lui reproche aussi d'avoir laissé des produits périmés dans les rayons. La jeune femme de 35 ans parle surtout de prétexte, car elle avait dénoncé des dysfonctionnements au sein de l'entreprise.

Des erreurs de caisse ridicules

Marjorie a été renvoyée du l'Intermarché de l'Hôpital en août 2015. Principale raison invoquée par son employeur : des écarts de caisse. 10 centimes d'euros pour l'un et 1,55 euro pour l'autre.

Un prétexte pour Marjorie. Si on l'a licenciée, ce n'est pas à cause de ces écarts de caisse, mais parce qu'elle a dénoncé des pratiques et a contacté l'inspecteur du travail pour faire respecter les règles. Elle vit son licenciement comme une injustice.

Je ne regrette pas, car les choses ont bougé depuis. Je le paye, mais c'était pour défendre tout le monde. J'aimerais qu'on reconnaisse que ce n'est pas pour ce que j'ai fait, mais parce que j'ai ouvert ma bouche qu'on m'a licenciée"

Autre motif invoqué : elle a laissé des produits périmés en rayons. Et ça, ça la fait bondir, car vendre des produits proches de la date limite était, selon elle, une pratique courante dans le magasin. Marjorie n'a toujours pas retrouvé de travail. Dans trois semaines, elle n'aura plus droit au chômage.

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