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Faits divers – Justice

Une cellule d'enquête spéciale Gilets jaunes à Rouen

lundi 25 mars 2019 à 6:11 Par Claire Briguet-Lamarre, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

La direction de la Police nationale a mis en place des cellules spéciales d'enquête sur les gilets jaunes, il en existe une quinzaine en France dont une à Rouen, mise en place depuis mi-janvier. Comment fonctionnent ces cellules ? quelles sont leurs méthodes de travail ?

La porte de la Banque de France à Rouen incendiée le 29 décembre 2018
La porte de la Banque de France à Rouen incendiée le 29 décembre 2018 © Radio France - France Bleu

Rouen, France

Les arrestations des incendiaires de la porte de la Banque de France à Rouen fin décembre 2018 et celles des agresseurs des journalistes de LCI se sont faites grâce à elle. Une cellule d'enquête spéciale Gilets jaunes a été créee à Rouen depuis la mi-janvier 2019. Il en existe une quinzaine en France. Celle de Rouen dépend de la sûreté départementale de Seine-Maritime.

Des enquêteurs chevronnés

Ils sont huit enquêteurs de police détachés spécialement pour monter cette cellule d'enquête dédiée à arrêter les auteurs de violence commises pendant lors des multiples samedis de manifestation, en particulier à Rouen.

Le but est d'identifier des personnes qui ont commis des délits et principalement des casseurs, Nicolas de Golmard, chef de la Sûreté urbaine de Seine-Maritime 

Ces huit enquêteurs chevronnés sont issus de divers groupes: les stups ou la brigade des mineurs par exemple. Deux d'entre eux ont un profil spécialisé dans la recherche sur internet et les réseaux sociaux.  En effet, une grosse part de leur travail est d'analyser les centaines de photos et de vidéos récoltées sur le terrain ou  transmises à la police. Il faut ensuite tout décortiquer comme l'explique le commissaire Nicolas de Golmard

L'une des méthodes d'enquête de la cellule Gilets jaunes est d'analyser les médias et les réseaux sociaux

Travail en commun avec tous les services de police

Le secret des méthodes d'enquête de ces policiers est de travailler en synergie avec tous les autres services du département et parfois aussi ceux des départements voisins comme la Somme ou les Yvelines.  Le commissaire Nicolas de Golmard revient sur l'arrestation d'un des agresseurs des journalistes de LCI à Rouen: "c'est un croisement. On part de l'identification faite par notre groupe d'enquête, ensuite on se rapproche des collègues gendarmes, des services de renseignements, des services de voie publique aussi qui font un gros boulot d'identification tous les samedis sur le terrain".

Pas de profil type

Ces enquêtes menées pour identifier les casseurs pendant les manifestations des Gilets jaunes ne sont pas simples non plus car il n'existe pas de profil type de suspect décrit Nicolas de Golmard : "on est tout aussi bien sur des gens jeunes peu connus des services de police ou un petit peu pour des délits mineurs et on a également eu en garde à vue une personne d'une soixantaine d'années qui était installé, qui avait un emploi et qui s'est mis à violenter les journalistes de LCI le 12 janvier 2019".

La cellule sur les Gilets jaunes traite une trentaine d'enquêtes dont certaines sont encore à élucider.