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Une cellule psychologique à la maison de retraite de Celles-sur-Belle

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Par , France Bleu Poitou
Celles-sur-Belle, France

Une cellule psychologie est mise en place ce jeudi 4 janvier 2018 à l'EHPAD Les Chanterelles de Celles-sur-Belle dans les Deux-sèvres.Il s'agit de prendre en charge les personnes choquées par le drame de ce mercredi : un résident de 91 ans a tué une voisine à coups de canne et en a blessé une autre.

L'EHPAD des Chanterelles à Celles-sur-Belle
L'EHPAD des Chanterelles à Celles-sur-Belle © Radio France - Isabelle Rivière

Que s'est-il passé à la maison de retraite de Celles-sur-Belle dans les Deux-Sèvres ? Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 1h et demi du matin, un résident de 91 ans agresse 2 voisines de couloir avec une canne. L'une, âgée de 85 ans est morte sous ses coups. L'autre âgée de 86 ans s'est défendue et s'est mise à crier. C'est comme ça que le personnel a été alerté. L'aide soignante et l'agent social accourus sur place ont dû calmer le vieil homme. Celui-ci a expliqué qu'il voulait "chasser des voleurs avec sa canne".  Ce qui fait dire à Jean-Luc Barbier, Directeur de l'établissement que son résident a été pris d'un "coup de folie soudain".

Pas suivi pour démence sénile

Le nonagénaire n'était pas suivi pour démence sénile comme peuvent l'être d'autres résidents malades d'Alzheimer. Sur place, tout ceux qui le connaissaient, tombent des nues. 

"Il avait des problèmes certes, mais des problèmes d'un homme de 91 ans. Il était suivi par la psychologue de l'établissement. Etait très bien entourée par sa famille. Son médecin traitant l'avait vu le matin même et tout était normal, il prenait bien ses médicaments", relate le directeur. 

Le vieil homme a été hospitalisé à Niort et a subi des examens psychiatriques. Sa famille est sous le choc. 

"Je les ai eus ce matin, il sont défaits... décomposés. Autant que les familles des victimes", raconte Jean-Luc Barbier.

La résidente de 86 ans, blessée par son voisin de couloir, est toujours hospitalisée. Elle présente de gros hématomes, mais est surtout très choquée. 

Quelques pensionnaires inquiets

Du côté des résidents, la vie a suivi un cours "presque" normal ce mercredi :  marche et lecture le matin. Loto kine l'après-midi.  Dans la salle de vie, seuls 2 pensionnaires sur une vingtaine évoquent ce qu'il s'est passé dans la nuit.  Les autres parlent de tout et de rien.  Finalement, ce sont les personnels qui sont le plus choqués.

Et notamment, les 3 agents qui ont géré la crise. Leurs collègues, eux, sont émus. 

Le directeur rassure ses personnels

Hier, l'encadrement a réuni tout le personnel pour leur redire toute leur confiance.  Le directeur de l'EHPAD a souligné "le professionnalisme de ses équipes". 

"Ce drame était imprévisible", insiste Sylvie Cousin, vice-présidente du CCAS, structure qui gère la maison de retraite. "Nous avons rappelé au personnel qu'il n'y avait pas lieu de culpabiliser." 

"Et si j'étais arrivée plus tôt"... Cette petite phrase commence à tourner en boucle dans la tête de certains. Sauf que le personnel présent a fait ce qu'il fallait", souligne l'adjointe aux affaires sociales.

Au sein de l'établissement, une cellule psychologique sera mise en place dans la journée de jeudi 4 janvier 2018.

Pas de problème d'effectifs ce soir-là

Le directeur des Chanterelles, établissement qui accueille 90 résidents, parle clairement d'un accès de démence ou d'un coup de folie soudain.  Avant de rappeler que le personnel était en nombre suffisant ce soir-là : une aide-soignante, 2 agents sociaux qui sont arrivés dès qu'elles ont entendu les cris de la victime. Ainsi qu'une infirmière d'astreinte arrivée sur place une demi-heure plus tard. 

L'affaire est maintenant entre les mains des enquêteurs.  

A priori, le nonagénaire incriminé ne reviendra pas aux Chanterelles

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