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Faits divers - Justice

Une centaine de personnes réunie à Saint-Étienne en hommage à l'étudiant immolé à Lyon

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Une centaine de personnes se sont réunies devant l'université Jean-Monnet à Saint-Étienne ce mardi matin pour dénoncer la précarité étudiante, après l'immolation vendredi à Lyon d'un étudiant stéphanois, Anas K.

Le rassemblement a été organisé devant l'université Jean-Monnet à Saint-Étienne.
Le rassemblement a été organisé devant l'université Jean-Monnet à Saint-Étienne. © Radio France - Margaux Caroff

Saint-Étienne, France

"J'accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l'UE de m'avoir tué". Sur leur banderole, les participants au rassemblement organisé ce mardi matin devant l'université Jean-Monnet à Saint-Étienne ont repris le message laissé sur les réseaux sociaux par Anas K., cet étudiant stéphanois qui s'est immolé à Lyon. 

La précarité, un fléau chez les étudiants

Dans la foule, plusieurs syndicats et mouvements politiques de gauche sont représentés. 

Des étudiants de Saint-Étienne sont aussi présents parce qu'ils se reconnaissent dans la situation de précarité que vivait Anas K. Il y a par exemple Oscar, 18 ans, en première année d'Arts Plastiques. Avec sa petite bourse de 80 euros et la faible aide financière de ses parents, il n'arrive pas toujours à joindre les deux bouts. Cela impacte surtout son alimentation "pas très équilibrée" dit-il, "je mange beaucoup de pâtes, de riz et très peu de viande ou de fruits et légumes". 

Alexandre est aussi étudiant et pour payer son loyer il est obligé de travailler à côté de ses cours. Aujourd'hui en deuxième année de master il se dit "fatigué du rythme entre le boulot et les études. Je n'ai jamais de week-end pour me reposer, mais je n'ai pas le choix". 

Le témoignage du cousin de Anas K.

Pour rendre hommage à Anas K. son cousin a pris la parole. Medhi Chaoui a quelques mois d'écart avec son cousin qui se trouve toujours à l'hôpital, entre la vie et la mort . Il en parle avec beaucoup d'émotion : "C'était la fierté de la famille. Il avait choisi les sciences politiques pour faire bouger les choses.

Il voit son acte d'immolation comme un sacrifice : "L'Etat ne serait pas capable de faire quelque chose comme ça pour son peuple, et lui il l'a fait juste pour des étudiants." Il espère enfin que ce geste ne sera pas en vain : "Si il fait les choses pour qu'on puisse en parler, c'est déjà bien."

Le cortège dispersé par les gaz lacrymogènes 

Après plusieurs prises de parole, la centaine de personnes réunie décide de se mettre en marche dans les rues du centre-ville de Saint-Étienne, en direction de la préfecture de la Loire. Le cortège emprunte les voies du tramway, ce qui perturbe la circulation. 

Les manifestant ont passé quelques minutes devant la préfecture avant de se faire expulser par les forces de l'ordre - Radio France
Les manifestant ont passé quelques minutes devant la préfecture avant de se faire expulser par les forces de l'ordre © Radio France - Margaux Caroff

Après quelques minutes passées devant le bâtiment de la préfecture, les manifestants ont été dispersés par les forces de l'ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et ont interpellé deux personnes

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