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Faits divers - Justice

Une cinquantaine de jeunes s'en prend à des policiers à Grasse

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Par , , France Bleu Azur, France Bleu

Scènes de violences urbaines dans un quartier du sud de Grasse (Alpes-Maritimes) dans la nuit de lundi à mardi : des policiers ont été pris à partie par une cinquantaine de jeunes. Seize caméras de vidéosurveillance ont été dégradées.

Policier de la BAC (illustration)
Policier de la BAC (illustration) © AFP - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Grasse, France

Les tensions ont éclaté ce lundi soir vers 21h dans le quartier des Fleurs à Grasse -anciennement baptisé quartier de la Blaquière. Entre quarante et cinquante jeunes, qui venaient de scier des caméras de surveillance, s'en sont pris à des équipages de police. 

Des scènes d'émeutes jusqu'en milieu de nuit

Trois mâts supportant des caméras ont été scié à la disqueuse, 16 caméras sont endommagées selon le maire de Grasse mais 14 sont de nouveau en service, des poubelles ont été incendiées. Puis la situation s'est envenimée face aux forces de l'ordre. Des véhicules de police ont reçu une dizaine de mortiers d'artifice, des objets projetés via des tubes en carton à plusieurs mètres de distance. La brigade anti-criminalité a appelé des renforts. Il n'y a pas eu  de blessé..

Une opération de sécurisation est en cours sur place, menée par la police et des agents municipaux. Il faudra comprendre les motivations des auteurs, et il devrait y avoir des interpellations ces prochaines heures. "La présence policière sera renforcée ces heures et jours prochains, des effectifs en civil et en tenues pendant ces fêtes"  précise Guillaume Cardy, directeur départemental adjoint de la sécurité Publique des Alpes maritimes. 

Guillaume Cardy, directeur départemental adjoint de la sécurité publique des Alpes-Maritimes

Alors pourquoi de tels actes ? Une source policière du syndicat Unité SGP-Police explique à France Bleu Azur : "Selon les premiers éléments de l’enquête, les caméras gênaient tout simplement la livraison d'un important stock de stupéfiants prévue avant Noël." 

Le directeur départemental de la sécurité publique n'évoque pas de trafic de drogue, ce n'est pas un lieu connu pour cela particulièrement : "est-ce que ces jeunes ont voulu utiliser des feux d'artifice contre les forces de l'ordre pour les provoquer pour les fêtes ?  Il y a une quinzaine de jours, les policiers avaient interpellé dans ce quartier plusieurs auteurs de vols par effraction, mais ce n'est peut-être pas lié." Il précise que dans le département, les violences urbaines sont rares. 

Ce sont des scènes de guerre - Laurent Martin de Frémont, du syndicat SGP Police

Pour Laurent Martin de Frémont, du syndicat SGP Police, ce qui s'est passé à Grasse ce lundi soir, "ce sont des scènes de guerre qu’on voit se développer un peu partout en France. Ces violences urbaines ont été maîtrisées avec l’arrivée de très nombreux véhicules qui sont venus de tout le département" ajoute le syndicaliste. Laurent Martin de Frémont qui tient également à saluer le sang froid de ses collègues, "ce qui est à remarquer, c’est la force avec laquelle ces jeunes encagoulés sont sortis et s’en sont pris à nos collègues qui une fois de plus ont fait preuve d’un extrême professionnalisme." 

Laurent Martin de Frémont du syndicat SGP Police

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